READY OR NOT 2 HERE I COME de Matt Bettinelli-Olpin et Tyler Gillett (2026)

READY OR NOT 2 HERE I COME

Titre Original : Ready or Not 2 Here I Come
2026 – Etats Unis
Genre : Horreur
Durée : 1h48
Réalisation : Matt Bettinelli-Olpin et Tyler Gillett
Musique : Sven Faulconer
Scénario : Matt Bettinelli-Olpin et Tyler Gillett

Avec Samara Weaving, Kathryn Newton, Elijah Wood, Sarah Michelle Gellar, Shawn Hatosy, David Cronenberg, Dan Beirne, Olivia Cheng, Antony Hall, Varun Saranga, Nadeem Umar-Khitab et Kevin Durand

Synopsis : Peu après avoir échappé à l’attaque sans merci de la famille Le Domas, Grace découvre qu’elle vient d’atteindre un nouveau niveau dans ce jeu cauchemardesque – et elle aura à ses côtés sa sœur dont elle s’était éloignée, Faith. Elle n’aura qu’une seule chance pour à la fois survivre, protéger sa sœur et revendiquer le Haut Siège du Conseil qui gouverne le monde. Cette fois, quatre familles rivales la traquent pour s’emparer du trône, et celle qui l’emportera aura le pouvoir absolu.

Et voilà, encore une fois, me voilà à contre-courant. Car le cas de Matt Bettinelli-Olpin et son comparse Tyler Gillett est passionnant, et dans le fond, une belle leçon de montée dans le système Hollywoodien. Car après quelques films avec le collectif Radio Silence, notamment sur l’anthologie VHS et sur l’excellent Southbound (bêtement renommé Road 666 chez nous… faisons comme si ce titre n’existait pas), les deux réalisateurs ont pu se lancer en 2019 sur le premier Ready or Not, qui fut un énorme succès, et leur ouvrit clairement les portes des gros studios. 57 millions au box-office, pour beaucoup, ça paraît dérisoire, mais quand le budget n’est que de 6 millions, ça reste un petit braquage. Et ce premier opus, il était sympathique, même si j’étais loin d’être autant emballé que le reste du monde. Mais voilà, remarqués par les studios, les deux réalisateurs se retrouvent catapultés à la tête du renouveau de la saga Scream avec les opus 5 et 6. Qui ont étés appréciés par une partie du public, et laissés sur le carreau la seconde moitié, dont je fais partie. Mais voilà, avec des budgets de 24 et 35, le retour fut de 137 et 166 millions. Du coup, une fois libérés de la saga, les deux pouvaient faire ce qu’ils voulaient, et ils se sont lancés dans Abigail en 2024, en gardant leur ton habituel, leur humour, et leur amour du sang, pour une formule très proche de Ready or Not, d’où un certain manque de surprise, à l’exception de la menace du métrage. Pour beaucoup, c’était un peu décevant, et pour moi aussi, même si comme toujours, clairement regardable. Mais avec leur nouveau film, le retour de Samara Weaving pour Ready or Not 2, une grande partie du public n’y a vu que la continuité de la carrière des réalisateurs, et donc, une petite déception. Pourtant, à mes yeux, ce second opus a un bien plus grand capital sympathie comparé au premier. Peut-être car à force je sais à quoi m’attendre avec les deux réalisateurs, peut-être aussi car niveau casting ils font fort. Néanmoins, peut-être faudrait-il que je redonne une chance au premier métrage.

Alors dans le fond, pour ce second opus donc, ils prennent les mêmes et ils recommencent. En augmentant les enjeux, les familles, et donc, en agrandissant le casting avec quelques noms qui font bien plaisir. Samara Weaving est bien entendu toujours la mariée qui doit fuir, mais on lui rajoute une sœur jouée par Kathryn Newton, déjà vue justement dans Abigail. Face aux deux, ça se bouscule, avec quatre familles diverses et variées, et où l’on reconnaîtra Sarah Michelle Gellar (Buffy contre les Vampires, Souviens-toi l’été Dernier), Shawn Hatosy (j’aurais mis la moitié du film avant de m’écrier « mais oui, Stan dans The Faculty »), Elijah Woods (Le Seigneur des Anneaux) en avocat, et même de rapides passages de Kevin Durand (déjà vu aussi dans Abigail, ou chez Cronenberg avec Cosmopolis) et justement, de David Cronenberg lui-même. Oui, sacré casting. Et donc le concept ? Le même que le premier film. Ayant survécu, Grace va devoir faire face à d’autres familles psychopathes et sataniques, et devra survivre avec sa sœur jusqu’au lever du jour. Quelques twists en cours de route pour éviter de faire trop redite, plus de personnages, plus de corps qui explosent, plus d’humour, et un nouveau lieu immense bien que pas tant exploité que ça à l’écran. Mais le fait que l’on connaisse déjà tout le concept, et donc, que le film ne doit plus jouer sur le suspense, ni sur le pourquoi du comment, donne à Ready or Not 2 un aspect un peu plus rentre-dedans qui fait plaisir à voir. Ça charcute, ça gueule et ça explose bien plus rapidement. Les personnages sont tous de grosses caricatures, souvent amusantes, et Samara Weaving fait ce qu’elle fait de mieux, à savoir être la final girl. C’est plutôt solide, surtout que le budget a plus que doublé comparé au premier film. Cela n’explique pas par contre les défauts évidents d’un scénario auquel il semble clairement manquer quelques bouts, et ayant un peu trop recours à des facilités honteuses pour que les personnages s’en sortent, entre les méchants qui racontent leur vie au lieu de tuer, ou pire, le plan machiavélique pour tromper nos héroïnes, qui tombent dans le panneau, sauf qu’en fait non car tout à coup, elles savaient que c’était une ruse. Comment, quand, pourquoi ?

Je suis certain que l’équipe elle-même l’ignorait, mais que cette solution était plus facile pour continuer le métrage sans accrocs. C’est vraiment dommage, car à côté, l’équipe fait preuve d’un bon rythme, d’un récit pas nouveau mais fluide donc, et sait ménager ses moments comiques, notamment en ce qui concerne Elijah Wood, excellent du début à la fin, et qu’on aurait au final presque aimer voir un peu plus du coup. Pour le reste, oui, la surprise n’est plus là, sauf peut-être pour le final, qui là aussi se lâche (une constante chez les réalisateurs tiens). L’on aurait apprécié que l’intrigue, en impliquant d’autres familles, puisse surprendre, nous raconter quelque chose qui tient la route, et malgré un long discours de la part d’Elijah Wood au début du métrage, les rares nouvelles règles sont plutôt nébuleuses et uniquement prétextes à un nouveau bain de sang. Le constat est donc sans appel, malgré la reprise à l’identique de la formule du premier film, le petit défaut de cette suite reste malgré tout son scénario Si l’écriture des personnages s’en sort notamment grâce au casting, car l’ensemble reste malgré tout cliché comme il faut (ah, le passé des sœurs), le cheminement lui reste parsemé de hasards, de deus ex machina et même de petites incohérences, que les deux réalisateurs ne tentent jamais de justifier, mais plutôt de les cacher sous une nouvelle couche de sang. Peu étonnant du coup que les plus grands fans du premier film sortent déçus de la projection, d’un film propre techniquement mais trop timide et bancal dans ses ajouts. Pour les autres, deux possibilités. L’épuisement face à une formule déjà utilisée plusieurs fois par les réalisateurs, ou enfin accepter la proposition et s’en amuser sur le moment. Je devais être de bonne humeur, j’ai fait le second choix.

Les plus

Samara Weaving et Kathryn Newton forment un bon duo
Quel casting, entre Elijah Wood, Sarah Michelle Gellar…
Un rythme qui ne faiblit que rarement
Un final qui se lâche encore une fois

Les moins

Un scénario bancal et blindé de facilités
Quelques règles quand même un peu floues
La formule des réalisateurs s’épuise

En bref : Ready or Not 2 Here I Come, c’est en fait exactement comme le premier, avec plus de personnages, plus de cris, plus de sang, et moins de surprise. Mais les deux réalisateurs assument leur formule et leur choix, et on passe donc un bon moment sans temps mort.

A FEW WORDS IN ENGLISH
THE GOOD THE BAD
♥ Samara Weaving and Kathryn Newton are good together
♥ What a cast, with Elijah Wood, Sarah Michelle Gellar and much more
♥ Good pacing
♥ The finale goes crazy once again
⊗ The script is often lazy
⊗ A few rules are a bit blurry
⊗ The formula from the directors is getting tired by now
Ready or Not 2 Here I Come, it’s exactly like the first, with more characters, more screams, more blood, and less surprises. But the two directors are fine with the formula and their choices, and you have a good time watching the bloodbath.

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