CAESAR & OTTO’S PARANORMAL HALLOWEEN de Dave Campfield (2015)

CAESAR & OTTO’S PARANORMAL HALLOWEEN

Titre Original : Caesar & Otto’s Paranormal Halloween
2015 – Etats Unis
Genre : Parodie horrifique
Durée : 1h29
Réalisation : Dave Campfield
Musique : –
Scénario : Dave Campfield

Avec Dave Campfield, Paul Chomicki, Vernon Wells, Tiffany Shepis, Sean Whalen, Felissa Rose, Debbie Rochon, André Gower, Beverly Randolph, Michael Kean, Monique Dupree, Samantha Barrios, Stephanie Barkley, Shawn C. Phillips, Brendan Mitchell et Jin N Tonic

Synopsis : Après avoir un peu par accident mit un terme à la terreur de Michael Myles lors de la nuit d’Halloween, deux frères, Caesar et Otto, se retrouvent à devoir surveiller la maison de vacances du gouverneur de Californie. Un lieu hanté en rapport avec les classiques de l’horreur.

Dave Campfield est acteur, scénariste, réalisateur et producteur, et bien que je n’en avais strictement jamais entendu parler avant ce jour, il s’est lancé depuis 2007 dans une pseudo saga en mettant en scène deux personnages récurrents, Caesar et Otto, deux frères. Le premier film, portant uniquement le nom des personnages, date déjà de 2007. Un film qu’il réalise, écrit et dont il tient le rôle de Caesar, tandis que Otto sera joué par Paul Chomicki. Les deux reviendront, que ce soit en longs métrages ou en courts métrages, avec Caesar and Otto’s Summer Camp Massacre en 2009 (un long métrage), House of Dracula et Dracula’s Lawyer en 2009 et 2010 (deux courts métrages), Deadly Xmas (un long métrage en 2012) puis enfin, son dernier opus, ce Paranormal Halloween, long métrage de 2015. Dans lequel les deux frères doivent surveiller la maison de vacances du gouverneur de la Californie, après avoir réussit à mettre un terme aux agissements d’un tueur ressemblant à Rob Zombie sous un masque. Et ce pitch simple va en réalité permettre à l’acteur réalisateur de mettre en scène des scènes inspirées des films cultes, comme bien entendu Halloween, L’Exorciste et tant d’autres, et d’attirer pour des petits rôles quelques acteurs qui ont fait la joie des vidéo clubs à l’époque, comme Wernon Wells (Mad Max 2), Felissa Rose (Sleepaway Camp), Tiffany Shepis (des productions Troma comme Terror Firmer, Toxic Avenger 4, le fauché Death Factory dont elle sera la plus grande qualité), Debbie Rochon (elle aussi venant de chez Troma), ou plus obscur, la toujours charmante et dénudée Jin N Tonic (Titanic 3). Bref, de quoi rendre curieux, avec un beau casting même si souvent pour des petits rôles, une histoire invraisemblable rendant hommage au genre, et un ton forcément allant dans l’humour.

Dommage que ce soit souvent fauché, notamment en ce qui concerne la photographie, et donc souvent ultra limité dans son visuel, car aucun doute là-dessus, le métrage est fait par un amoureux du genre, qui a sans doute les meilleures intentions du monde, mais qui se retrouve bel et bien limité, par ses moyens, par un tournage peut être éclair, et forcément, en jouant énormément sur l’humour et le côté potache, qui parfois fonctionne, et parfois ne fonctionne pas du tout. Alors oui, visuellement, c’est fauché, avec des scènes extérieures très moches, des décors souvent vides (peu d’accessoires, rien aux murs), et donc très souvent des plans serrés pour cacher la misère hors du cadre. Des murs blancs et des couloirs vides, nous allons en avoir, beaucoup. Niveau humour, certains moments fonctionnent et sont bien vu, surtout quand ça parodie des films bien connus (Halloween pour l’ouverture, Amityville avec cette salle secrète dans la cave) et même plus récents (la découverte de films 8mm avec Vernon Wells, façon Sinister). Et à d’autres moments, c’est lourdingue et ça ne fonctionne pas une seule seconde. Car c’est lourd, car ça en fait des caisses, dans le jeu des acteurs, la musique, les bruitages. Mais ça essaye tellement, si souvent, que forcément, on esquissera plus d’une fois un sourire (comme ce speech improbable du prêtre qui se mettra à danser et se mettre torse nu). Néanmoins, malgré son côté ultra fauché, presque amateur sur certains points, le métrage ne sombre pas dans les tréfonds de l’ultra Z grâce à quelques éléments. Déjà oui, c’est con, mais le simple fait qu’il ne se prenne jamais totalement au sérieux lui donne quelques points. Ses personnages perchés aident.

Jamais fin oui, mais parfois drôle. Mention spéciale par exemple à la parodie de Shining, où l’on sait enfin ce qu’il se passe si l’on accepte de jouer avec les deux jumelles. Tout comme la partie parodiant le côté souvent long et inutile des found footage. L’autre bon point pour le film permettant parfois de passer outre son côté fauché, c’est la partie du casting qui sait clairement ce qu’elle fait, et donc, les têtes connues, qui semblent être là pour s’amuser, et cela deviendrait presque communicatif. C’est d’ailleurs souvent les quelques moments que l’on retiendra du film. Vernon Wells fait une apparition éclair mais le fait bien, Felissa Rose (pour une parodie de Conjuring) et Debbie Rochon font toujours plaisir à voir, notamment cette dernière, expliquant l’importance des bikini dans le cinéma d’horreur. Et forcément, Jin N Tonic tombe le soutien-gorge et joue la stripteaseuse pour une courte scène faisant plaisir au mâle (et aux femmes aussi tiens d’ailleurs, pas de jaloux). C’est donc dommage que tout cela soit au service de ce qui ressemble plus à un film de potes qui manque de moyens. Ambitieux, avec quelques bons gags, un casting content d’être là, mais malgré tout fortement limité. En plus de parler sans doute un peu plus à ceux qui ont suivis les aventures de Caesar et Otto depuis le premier métrage de 2007. Ce qui n’est pas mon cas. Au moins, en ne se prenant pas trop au sérieux et avec ses quelques bons gags, la découverte de leur univers n’aura pas non plus été un désastre.

Les plus

Quelques parodies bien drôles (Shining, Paranormal Activity)
Les apparitions de Vernon Wells et Debbie Rochon
Jin N Tonic en petite tenue, toujours un plus

Les moins

Certains gags bien lourds qui tombent à l’eau
Ressemble souvent à un film de potes
La pauvreté des décors
Ultra fauché

En bref : Caesar & Otto’s Paranormal Halloween est une parodie de films cultes du genre, qui se paye le luxe de quelques petits rôles tenus par des personnalités connues du genre, et a son lot de sang, de nudité et quelques gags bien vus, mais qui ressemble trop souvent à un film de potes fauché pour pleinement divertir et convaincre.

A FEW WORDS IN ENGLISH
THE GOOD THE BAD
♥ Some spoofs are fun (The Shining, Paranormal Activity)
♥ Debbie Rochon and Vernon Wells
♥ Jin N Tonic topless, always a plus
⊗ Some jokes are bad
⊗ Looks like a movie between friends
⊗ The sets are so poor
Caesar & Otto’s Paranormal Halloween is a parody of many cult films, and has a lot of nice actors for small parts, has some blood, some nudity and some good jokes, but it looks like a cheap little film between friends.

2 réflexions sur « CAESAR & OTTO’S PARANORMAL HALLOWEEN de Dave Campfield (2015) »

  1. Salut Rick ! Je t’avoue que je ne connaissais absolument pas l’existence de cette saga ni de ce duo Caesar et Otto avant de te lire. Merci pour la découverte improbable !

    Ça a l’air d’être la quintessence du petit film fauché entre potes qui tente de masquer ses murs blancs et son manque de budget par un amour sincère du genre. Tu as bien fait de souligner l’importance du casting : revoir des figures cultes des vidéo-clubs comme Vernon Wells, Felissa Rose ou Debbie Rochon s’amuser à parodier les classiques de l’horreur donne presque envie de s’y risquer par curiosité. La vanne sur les jumelles de Shining ou la parodie des found footage ont d’ailleurs particulièrement piqué mon intérêt !

    C’est typiquement le genre de métrage qui ne vole pas haut mais qui, avec le bon état d’esprit, permet de passer un moment potache et de ne pas regretter le visionnage. À très vite sur ton blog !

    1. Salut Olivier. Je t’avouerais que je suis tombé sur ce film et me suis lancé juste car je suis en contact avec une des actrices jouant dedans, c’était plus une curiosité, une envie d’en voir plus à ce niveau qu’autre chose.
      Car pour un cinéphile « normal », rien que la qualité de la photographie et du reste, ça fera bien trop fauché et il n’ira même pas au bout du métrage. En forçant oui, il y a quelques moments bien vus, quelques scènes amusantes qui font passer la pilule, mais ce n’est clairement pas pour le grand public habitué aux productions plus friquées de chez Blumhouse ou New Line pour rester dans l’horreur.
      Après comme je l’ai souvent dit, le souci des productions fauchées d’aujourd’hui, c’est que le tournage numérique, qui réduit les coûts, facilite tout, jusqu’au montage, c’est bien mais l’aspect visuel est clairement hyper brut de décoffrage, alors qu’à l’époque des films fauchées des années 80/90, comme tu n’avais que la pellicule, tu mettais malgré tout le peu d’argent que tu avais dans ton directeur de la photo et avait un rendu attractif.

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