2003 – Etats Unis
Genre : Adaptation (?!) de jeu vidéo
Durée : 1h36
Réalisation : Uwe Boll
Musique : Reinhard Besser, Oliver Lieb, Bernd Wendlandt et Peter Zweir
Scénario : Elan Mastai, Michael Roesch et Peter Scheerer
Avec Christian Slater, Tara Reid, Stephen Dorff, Frank C. Turner, Matthew Walker et Will Sanderson
Synopsis : Les aventures du détective Edward Carnby parti sur l’île de Shadow Island pour enquêter sur le meurtre d’un ami. Sur place, il fera équipe avec une anthropologiste se nommant Aline Cedrac et sera poursuivi par des créatures de l’ombre.
House of the Dead, bien que n’étant pas un bon film (loin de là), n’est pas le pire film réalisé par Uwe Boll. Enfin, réalisé… charcuté… Non, bricolé. Non, il faudrait inventer un nouveau mot. Car House of the Dead, c’est une belle leçon de cinéma, quelque chose, un objet filmique, que l’on peut montrer à des étudiants pour leur apprendre très rapidement à faire des films, tout simplement en leur montrant tout ce qu’il ne faut pas faire au cinéma, en 90 minutes seulement. Faux raccords, éclairage raté, montage aux fraises, faux bullet time, inserts de jeu vidéo, plans boobs gratuits, dialogues honteux, adieu la règle des 180, bref, oui, un film instructif. Et dans le fond, malgré son rythme bancal, parfois oh combien drôle. Ce qui ne sera pas le cas de la suite de la carrière de Uwe Boll. D’où ma surprise en voyant toujours que House of the Dead est souvent l’un de ses films les plus mal notés, et surtout, un des films notés les plus bas sur imdb. Car si on enterre déjà House of the Dead, où se situe Alone in the Dark dans toute cette histoire ? Car House of the Dead, dans le fond, c’est raté, mais les adaptations de jeux vidéo en 2003 l’étaient souvent, et Uwe Boll adaptait un jeu dont l’histoire… n’existait pas, puisque jeu de shoot oblige, on passait notre temps à tirer sur des zombies sur borne d’arcade. Mais avec Alone in the Dark, Uwe Boll fait fort, car il garde tous les défauts de son précédent méfait, mais en rajoute une couche en prime, saupoudrant le tout d’une histoire incompréhensible, chiante comme la mort (le film n’a aucun rythme), qui semble durer deux fois sa durée au moins, avec le pire choix musical pour une scène sensuelle existante, des CGI dégueulasses, des effets à donner une attaque cérébrale à quelqu’un de déjà aveugle de naissance, et en plus, se permet de mettre pleins de militaires en tenue de paintball sur du gros métal des familles, dans un film qui s’appelle donc littéralement Seul dans le Noir.
Et puis, Alone in the Dark, au départ, c’est de l’horreur pure, de l’ambiance, de l’atmosphère, des enquêtes, un personnage culte. De tout ça, il reste… un film d’action mal filmé, mal monté, au scénario tellement cassé qu’un long texte défilant (de deux minutes tout de même) débute le film, avec des erreurs de casting (oui Tara Reid est une anthropologiste, moi aussi je l’imaginais ainsi après American Pie). Le scénario est donc un bordel sans nom qui accumule les éléments, les sous intrigues, les monstres, militaires, expériences génériques, mal ancien, kidnapping d’enfants, avec au milieu de tout ça, Edward Carnby qui… qui fait des trucs, je crois, joué par un Christian Slater que l’on a connu bien plus inspiré. De toute façon, comme souvent, les acteurs semblent heureux d’être là (ironie), que ce soit Christian Slater, Tara Reid ou Stephen Dorff. Uwe Boll essaye de rythmer maladroitement son récit en ajoutant toujours plus de couches d’éléments peu intéressants, saupoudrant le tout de musique métal et d’effets stroboscopes pour donner l’illusion qu’il se passe des choses. Pour faire peur donc, rien de mieux que de faire jour/nuit en permanence, même si c’est risqué pour les yeux du public. Et puis il y a Tara Reid, donc forcément, scène de sexe, prude au possible, sur le pire choix musical possible, même si depuis il y a de la concurrence dans le domaine. Alors oui, Uwe Boll essaye de faire un film, donc forcément, la photographie fait un peu plus pro que sur House of the Dead (juste un poil hein, ça reste moche, et trop sombre), et le montage ne se permet plus d’inserts venant du jeu vidéo, mais bon, vu que le film n’a strictement rien à voir avec le jeu, ça semblait compliqué. Est-ce pour ces maigres raisons que le film est un poil mieux noté sur imdb ? Possible. Sauf que là on l’on pouvait rire sur House of the Dead, ici il n’y a plus que la consternation, l’ennui, le mépris, la lutte contre le sommeil. Et donc oui, c’est en réalité pire, vraiment pire. Peut-être bien l’un de ses pires films, même si la concurence est lourde.

Les plus
Une bande son métal pour les amateurs
On peut rire de certaines choses
Les moins
Un film creux
Très long et chiant
Mal réalisé
Une scène de sexe qui arrive sans prévenir
En bref : Affligeant!














AHAHHA je n’aurais même pas attribué 1 !
En tant que grande fan d’Alone in the Dark de Frederick Raynal , je ne pouvais pas accepter ce navet de l’infini !
De mémoire (car ma critique date de la sortie du dvd zone 1 du film, donc d’un paquet d’années), le 1/20 est pour de rares scènes nanardes qui m’auront sans doute fait rire jaune, mais en soit, comme quasi tous les films du réalisateur, ça vaut un 0, et ça ne respecte pas le jeu, comme beaucoup d’adaptations.