LE BAL DE L’HORREUR 4 (Prom Night 4: Deliver Us From Evil) de Clay Borris (1992)

LE BAL DE L’HORREUR 4: DELIVREZ NOUS DU MAL

Titre original : Prom Night 4: Deliver Us From Evil
1992 – Canada
Genre : Slasher
Durée : 1h32
Réalisation : Clay Borris
Musique : Paul Zaza
Scénario : Richard Beattie

Avec Nicole De Boer, Alden Kane, Joy Tanner, Alle Ghadban et Ken McGregor

Synopsis : 1957. Le père Jonas est un fanatique de Dieu, et décide de « purifier » deux jeunes lors du bal de fin d’année qui ne filent pas droit. Il est enfermé par l’église jusqu’en 1991, où il parvient à s’échapper, et continue alors son carnage en se rendant dans une maison que louent quatre jeunes pour la soirée.

Après un troisième épisode plutôt moyen, lorgnant plus vers le délire gentiment sanglant que le film d’horreur pur, arrive ce dernier opus de la saga. Retour à une intrigue plus sérieuse, et plus aucun rapport avec les autres opus, ni avec les bals de fin d’années non plus, si ce n’est la scène d’ouverture, en 1957, année de la mort de Mary Lou, personnage principal des épisodes 2 et 3. Ce qui choque immédiatement, et surtout, peut plaire dés les premiers instants, c’est le ton  totalement sérieux de l’entreprise. Le père Jonas prie devant une statue de Jesus, et ses mains commencent à saigner. Nous nous retrouvons alors au bal de fin d’année, et deux jeunes décident de quitter la fête pour se faire du bien dans la voiture du galant jeune homme. Erreur fatale, le père Jonas va débarquer et assassiner les deux jeunes, rapidement, net, sans scrupules. Avoir un prête comme tueur est d’ailleurs une excellente idée, et la musique ira dans cette direction, avec une partition parfois rythmée, parfois énigmatique, et souvent des sons à connotations religieuses du plus bel effet. Peut être la meilleure partition de Paul Zaza, qui avait composé la musique de tous les opus précédents. L’église, bien entendu, ne va pas apprécier l’acte de Jonas, et va l’enfermer dans une pièce, dans le sous-sol d’une église, afin de cacher ce secret et de l’empêcher de tuer à nouveau. Volontairement ou nom, le fait de cacher ce « secret » sous l’église peut faire penser, dans un tout autre registre, à Prince des ténèbres, sortit 4 ans plus tôt. L’histoire va alors reprendre de nos jours, c’est-à-dire à l’époque, en 1991.

Le père Jonas est toujours enfermé dans le sous-sol, et un prêtre le surveille, le droguant jour après jour pour le maintenant dans un état de légume. Mais, malade, il meurt, et un autre prête va prendre la relève, et tentant d’en savoir plus sur Jonas, il va omettre de le droguer. Erreur fatale, comme tout le monde s’en doute, Jonas va tuer le prêtre, et se sauver pour continuer sa quête de purification des jeunes ayant des relations avant le mariage. Voilà dans les grandes lignes le postulat de départ de ce Bal de l’horreur 4. Rien de neuf, si ce n’est qu’un prête en tueur, ça le fait pas mal, et que certaines personnes pourront d’ailleurs crier au scandale. Parallèlement, nous suivons donc une bande de quatre jeunes : deux filles et deux mecs, qui vont se rendre dans une grande maison en location pour la soirée. Leurs préoccupations, vous vous en doutez, seront d’ordre sexuel avant tout, puis tournera également autour de l’alcool. La drogue nous est épargnée pour une fois dans ce genre de films. L’acte sexuel doit être puni, et Jonas va s’en charger. Dans sa première partie, Le bal de l’horreur 4 va choisir un rythme très lent, à tel point qu’excepté la fuite de Jonas, il ne se passera pas grand-chose. Cependant, le réalisateur ne s’en sort pas trop mal pour tenter de créer une ambiance et faire monter la tension, même lorsqu’il n’y a rien, grâce à des lieux petits et peu éclairés, comme la cave à vin ou le grenier.

Il faudra véritablement attendre la dernière demi-heure pour voir les choses bouger, et si l’arme utilisée par notre prêtre tueur sera souvent la même (un crucifix), le réalisateur en profite pour nous servir tout de mêmes quelques scènes saisissantes. Le peu de personnages présent sera d’ailleurs sans doute la cause du rythme assez lent dans un premier temps, et donc, du peu de meurtres présents dans le métrage, mais certaines courses poursuites entre Jonas et ses victimes seront assez longues et suffisamment intéressantes pour nous captiver, même si l’on sait déjà que c’est le personnage le plus prude qui s’en sortira vivant. Entre ses dialogues et ces quelques séquences de meurtres, certaines images marqueront, comme ces victimes, enflammées et crucifiées sur des croix. Sans être un grand film, d’une grande originalité, et souffrant de certains défauts de rythme, le retour du sérieux dans la saga fait plaisir, et ça se laisse regarder sans problèmes.

Les plus
Une histoire intéressante
Beaucoup d’ambiance
Enfin du renouveau
Les moins
Long à démarrer
Trop prévisible

En bref : Très lent, le tueur intéresse (un prêtre tueur), il y a une jolie ambiance et musique, quelques images marquent, et on passe un bon petit moment malgré le manque de surprises.

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