HITORI KAKURENBO SHIN GEKIJÔBAN (ひとりかくれんぼ 新劇場版) de Masafumi Yamada (2010)

HITORI KAKURENBO SHIN GEKIJÔBAN

Titre original : ひとりかくれんぼ 新劇場版
2010 – Japon
Genre : Fantastique
Durée : 1h41
Réalisation : Masafumi Yamada
Musique : –
Scénario :  Masafumi Yamada et Takeshi Miyamoto

Avec Masuda Yuka, Takiguchi Mira, Kasahara Mika, Tanba Hiroto, Tani Saya, Soma Keisuke et Konishi Yuuka

Synopsis: Motoyo disparaît après une partie de hitori kakurenbo (cache-cache avec un fantôme). Sa sœur, Shiori, est inquiète et va enquêter. Bien entendu, elle ne trouvera qu’un appartement vide, mais un forum internet trouvé sur l’ordinateur de son frère la pousse à enquêter sur ce fameux jeu de cache-cache. Mais rapidement, elle se met à voir des choses. Son petit ami ou même sa meilleure amie ne parviendront pas à la rassurer, et Shiori va se tourner vers Shiraishi, un ami de son frère, pour élucider le mystère.

Hitori Kakurenbo Shin Gekijôban est le troisième opus de la « vraie » saga Hitori Kakurenbo. Le premier, destiné au marché de la vidéo, datant de 2008, a fait son petit effet, si bien qu’à peine un an ensuite, la saga se retrouve propulsé avec Hitori Kakurenbo Gekijôban (ou Creepy Hide and Seek, ou Hide and Go Kill 2) sur les écrans de cinéma. Changement d’équipe, changement de réalisateur, le film était une réussite bien que son final très lent peut en décevoir plus d’un. Et ce fut le cas en lisant divers avis sur le net. Et pourtant, tout juste un an après, un nouvel opus vu le jour, ce Hitori Kakurenbo Shin Gekijôban. Un film qui ressemble comme deux gouttes d’eau à son ainé, et pour ainsi dire, c’est normal. On retrouve donc le même concept, et le même réalisateur à la barre. Masafumi Yamada connaît son boulot, et comme dans le précédent opus, il nous livre une mise en scène carrée et maîtrisé. Déjà lors de la classique introduction, comme dans chaque opus, où les règles du jeu nous sont expliquées afin de ne pas perdre le spectateur débarquant dans la saga sans savoir vraiment de quoi il s’agît, et se terminant par un game over pour le joueur, nous voyons que le réalisateur maîtrise une nouvelle fois son sujet. L’ambiance est prenante, les cadrages affutés, le montage lent pour coller à l’ambiance pesante qui se dégage du métrage. Ambiance grandement créée par la musique et les bruitages, accentuant grandement la sensation de peur qui se dégage des diverses situations. Passé cette introduction somme toute classique mais maîtrisée, nous plongeons au cœur de l’histoire.

Le métrage nous propose donc de suivre le parcours de Shiori, sœur de la pauvre victime de l’introduction. A l’écran, Shiori est jouée par Masuda Yuka, beaucoup plus connue pour faire partie de la Team K au sein du groupe AKB48 depuis Avril 2006. Depuis 2009, elle a rejoint la Team B. Et comme beaucoup, maintenant, elle passe par la case cinéma. Le choix est en général simple : des dramas, ou la case V-Cinéma. Masuda Yuka elle passera directement par la case film de cinéma, même si le métrage n’a pas eu la joie d’une grande distribution, et que sa sortie en DVD est disons plus que confidentielle (le film n’est sorti au Japon qu’à la location, et ce depuis plus d’un an… étrange). Bref, Masuda Yuka remplit parfaitement son rôle, elle est convaincante et a peur quand on lui demande. Et heureusement, car le film ne perd que rarement de temps en bavardages inutiles, préférant plutôt poser une ambiance constante. Dès que Shiori, à la recherche de son frère, aura pénétré dans son appartement et eu vent du Hitori Kakurenbo, le film ne s’arrêtera pas, multipliant les scènes d’apparitions angoissantes les unes après les autres, sans pour autant lasser le spectateur. Le réalisateur fait preuve d’une vraie rigueur dans sa mise en scène et dans son rythme, et saura filmer ses apparitions de manière à surprendre le spectateur malgré par moment un manque d’originalité. Il faut dire que niveau apparitions de fille aux cheveux longs et noirs, on a un peu fait le tour aujourd’hui, entre les Ring, Ju-On, One Missed Call et maintenant Hitori Kakurenbo. Ce nouvel opus ne brille donc pas forcément par son originalité. Un mouvement de caméra, et le fantôme apparaît derrière Shiori, ou bien alors le fantôme est aperçu au loin et en allant voir de plus près, il s’agissait en fait d’un objet ayant la même forme. Mais en maitrisant la forme et en incluant dans son récit quelques apparitions un poil plus originale (sans pour autant nous faire tomber par terre), le film parvient à se hausser sans mal parmi les très bonnes productions.

L’intrigue évolue calmement, au fur et à mesure des nombreuses apparitions, alternant au départ entre Shiori et Shiraishi, le meilleur ami de son frère. Les deux vont sans arrêt se faire poursuivre, jusqu’à leur travail, et vont finalement unir leur force lors du final pour découvrir, comme d’habitude, ce qui se cache derrière cette malédiction. Les autres personnages eux ne sont que secondaires et accessoires à l’intrigue, mais permettent parfois de donner plus d’épaisseur aux personnages. Les acteurs font tous correctement leur travail, ils sont tous pratiquement inconnus, issus de dramas, ou bien chanteuse de base (on aura droit dans un petit rôle à Takiguchi Mira du groupe Idolling par exemple). Comme dit plus haut, la mise en scène est d’un très bon niveau et sait bien mettre en valeur chacune des apparitions, chacun instant faisant monter la tension. Comme pour l’opus précédant, on retrouve une bande son d’ambiance, donc peu d’effets inutiles, il ne faut pas s’attendre non plus à un score musical orchestral. La musique est extrêmement discrète mais convient parfaitement à l’ambiance du film, elle remplit son contrat. Pourtant, encore une fois, il faudra bien avouer que ce nouvel opus de la franchise n’apporte rien de véritablement nouveau. Le tour a été fait, entre les Hitori Kakurenbo et la saga des Real Kakurenbo (elle uniquement pour le marché de la vidéo), et il n’y a maintenant plus grand chose à en dire. Même si le plaisir est toujours là, on peut espérer que cet opus soit le dernier (et c’est peut être le cas, aucun opus n’ayant vu le jour en 2011). On pourra aussi critiquer le dénouement final du film, finalement assez banal et beaucoup moins maîtrisé que le reste du métrage. Comme tous les autres films du genre, Hitori Kakurebo Shin Gekijôban est à voir pour l’amateur de fantôme qui cherche un peu de nouveauté, et se hisse facilement en haut du panier avec le précédent film de la saga. Maintenant, il sera dur de faire mieux et d’innover.

Les plus
Une tension quasi permanente
Une très belle mise en scène
Des apparitions qui font mouche
Les moins
Rien de bien neuf
Un final pas top

En bref : Un troisième opus dans la droite lignée du précédent. Malgré quelques fausses notes, un grand moment de peur.

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