HELLRAISER: HELLWORLD de Rick Bota (2005)

HELLRAISER: HELLWORLD

2005 – Etats Unis / Roumanie
Genre : Horreur
Durée : 1h35
Réalisation : Rick Bota
Musique : Lars Anderson
Scénario : Carl Duprey
Avec Katheryn Winnick, Khary Peyton, Christopher Jacot, Lance Henricksen et Doug Bradley

Synopsis : Plusieurs jeunes, accros à un jeu Internet se déroulant dans l’univers de Hellraiser, baptisé Hellworld, se rendent à une fête se déroulant dans leur univers favoris, dans une grande demeure décorée pour l’occasion.

Attention, le fan de la première heure comme moi qui regardera le film risque de pleurer. Oui, je sais, de toute façon, on a déjà pleuré sur les épisodes 3, 4 et en partie sur le 7 également. Mais si vous croyiez qu’il était impossible de faire pire, ou de faire un épisode à égalité avec le troisième épisode, et bien vous aviez tort, car voici Hellworld, huitième opus de la série. Alors pour commencer, le film met à présent en scène des jeunes. Et oui, en quelque sorte, Hellworld est un film pour teenagers. Fatalement, ça fait peur. Après une séquence d’introduction dans une église qui prouve une nouvelle fois que Rick Bota est un bon réalisateur (il a juste des mauvais scénarii) et un petit sursaut, on se retrouve devant l’horrible réalité. Hellraiser est devenu un jeu internet, où l’on peut entendre les fameuses répliques du premier opus en fond sonore. Une bande de jeune est comme par hasard complètement accro au jeu (on est tous passés par là) et gagne des invitations pour une soirée.

Et à partir de là, le film s’enfonce encore plus, petit à petit, dans la nullité. Musique pour les jeunes en fond sonore, comportements de jeunes, situations ahurissantes tellement elles sont stupides. La liste est longue, trop longue même. Ce n’est d’ailleurs pas la présence de Lance Henricksen au casting qui va arranger les choses, tant il n’a pas l’air véritablement impliqué dans ce qu’il fait. Les apparitions de Pinhead sont rares et éclairs (jamais plus de 5 secondes d’affilées à l’écran), souvent injustifiées. Mais malgré tout, on essaye de s’accrocher et de voir la fin du film, et puis on se dit que l’héroïne est plutôt mignonne. Mais alors il faut vraiment s’accrocher, car déjà, il faudra attendre une demi heure avant de voir quelque chose d’intéressant et d’un peu saignant. Mais ne vous réjouissez pas, le film est très soft. On est très loin des deux premiers opus. Puis le tout s’enchaînera dans un rythme mou et consternant, jusqu’à la révélation finale, qui aurait pû être intéressante et plaisante dans un autre univers, sans le monde de Hellraiser, détruit une fois de plus, et cette fois ci jusqu’à la racine. Rien de neuf dans ce déroulement vu et revu, « Tout est dans votre tête, ils n’existent pas », mais certains points de l’histoire, mythologie d’Hellraiser mise de côté, sont relativement bien traités.

Mais non, il faut en plus qu’ils nous collent un final où finalement, « Ah en fait non, c’est peut être vrai, ils existent. Non, réveille toi, c’est un rêve ». Et de plus, l’ajout de la dernière phrase de dialogue de Pinhead, tirant vers l’humour, est vraiment de très mauvais goût, rappelant encore une fois l’humour vaseux du troisième film. Tout ça bien sûr, avec sans doute la pire interprétation de Pinhead de la série. Doug Bradley lui-même a du se dire qu’il fallait finir le film, remplir le contrat, et encaisser le chèque. Quelle déception, la série ne pouvait pas tomber plus bas.

Les plus
….
Les moins
Le film

En bref : Une dure descente dans l’enfer des suites, une honte envers l’univers sombre et torturé de Clive Barker, un film banal dont seul le fin mot de l’histoire, traité avec plus de punch dans un film autre qu’un Hellraiser, aurait pû tirer son épingle du jeu. Ah merde, on parle de Hellraiser 8… Bon, passez votre chemin!

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