MPD PSYCHO épisode 6 (多重人格探偵サイコ) de Miike Takashi (2000)

MPD PSYCHO ÉPISODE 6

Titre original : Tajuu Jinkaku Tantei Saiko – Amamiya Kazuhiko No Kiban – 多重人格探偵サイコ
2000 – Japon
Genre : Policier (série)
Réalisation : Miike Takashi
Musique : Gotô Tsugotoshi et Shirakura Yumi
Scénario : Ootsuka Eiji, Ootsuka Gichi et Sirakura Yumi d’après le manga de Ootsuka Eiji

Avec Hosaka Naoki, Nakajima Tomoko, Osugi Ren, Shiota Sadaharu et Miura Shiota

Synopsis : La vie de l’inspecteur profileur Kobayashi Yosuke bascule le jour où il reçoit un étrange colis sur son lieu de travail. Abasourdi, il découvre dans une glacière le corps démembré et maintenu en vie de sa petite amie. Kobayashi traque le meurtrier et le tue de sang froid. Il prend alors une nouvelle identité et se fait appeler Amamiya Kazuhiko…

Et voilà, nous y sommes. L’épisode final de la mini-série. On s’y aventure avec crainte, mais aussi avec plaisir. La crainte d’être déçu par cette conclusion, et à la fois le plaisir de comprendre enfin, d’avoir le fin mot de l’histoire, de boucler la boucle. Après deux épisodes intéressants, mais parfois un peu long, on peut avoir peur de cet épisode final. Fort heureusement, il suivra plutôt la voie des épisodes 1 et 3, c’est-à-dire les deux meilleurs épisodes jusque là. A la fin de l’épisode précédent, Isono Machi révélait enfin son vrai visage, et s’échappait de l’hôpital avec le bébé de Chizuki et Amamiya (enfin, quand il était Kobayashi… enfin vous suivez !) en le retirant du ventre de la mère. L’intrigue de cet épisode final se situe juste après, et montrera le désastre. Isono Machi a disparue, avec l’enfant. En retournant au poste de police, Sasayama s’aperçoit, avec son assistant Manabe que la salle de briefing a été changée en cafétéria, que tous les policiers ont étés remplacés et que tout le monde nie en bloc l’enquête sur les tueurs à code barre. Pire, en rentrant chez lui, les nouvelles ne sont pas forcément bonnes. Sa maîtresse et son enfant ont étés tués par Toguchi, la caméraman, travaillant pour la compagnie Gakuso, sans doute la clé de tout. Si cela ne suffisait pas, il reçoit un coup de fil lui disant que sa femme a eu un accident de voiture, et se retrouve comme un légume, comme Chizuko dans l’épisode précédent. Sasayama vit un gros coup dur, mais ne va pas craquer, loin de là, ce début d’épisode sera comme un moteur pour sa motivation de découvrir la vérité, et malgré le fait que tout ou presque est fait pour lui barrer la route, il deviendra plus fort. Son personnage subit ici un réel travail scénaristique, son évolution est très intéressante, tout comme celle de sa relation avec Amamiya, comme en témoigne leur discussion en début d’épisode. Episode qui sera surtout basé sur Amamiya et Sasayama donc. Machi a disparue, et restera longtemps dans l’ombre, ne devenant que l’aboutissement de l’histoire, et non plus un pion pour la faire avancer, comme auparavant.

L’épisode ira donc directement à l’essentiel, se focalisant sur Amamiya, ses rapports avec les autres, son passé. Son passé plutôt sombre nous est enfin dévoilé en intégralité, et pour ne rien oublier en route, Sasayama nous fera un résumé des points importants que les personnages, et donc, les spectateurs, connaissent, histoire de ne rien perdre en route. Le ton adopté par l’ensemble est assez sombre, et comme souvent, sanglant. Quelques personnages, qui faisaient leur apparition dans l’épisode précédent, se voient donner un peu plus d’importance, comme Isono Miwa par exemple, et cela fait grandement plaisir. Toguchi arrive également en quelque sorte sur le devant de la scène, et cela fait plaisir d’en apprendre un peu plus sur lui. Et bien entendu, nous allons enfin en apprendre un peu plus sur les liens unissant Amamiya Kazuhiko et Nishizono Shinji, personnage emblématique et clé de la mini-série.  Rythmé, stylisé, surprenant, prenant, humain, ce dernier épisode boucle la boucle comme il se doit, avec talent, et on regrettera finalement, malgré quelques épisodes un peu plus faibles que les autres, que l’aventure se termine déjà. Mais comme dirait une petite fille lors de la scène finale : « Ce n’est pas encore finit, puisque rien n’a commencé »

Les plus

Un univers sombre et torturé
Mise en scène inventive
Ambiance particulière
Belle tension par moment

Les moins

Déjà la fin

En bref : La saga se termine de bien belle manière, l’épisode est juste envers les personnages, l’intrigue est enfin dans son intégralité et se révèle vraiment passionnante. On aurait aimé que ça dure un peu plus longtemps finalement.

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