SEX & ZEN 2 (玉蒲團II之玉女心經) de Chin Man-Kei (1996)

SEX & ZEN 2
Titre original : 玉蒲團II之玉女心經
1996 – Hong Kong
Genre : Comédie érotique
Durée : 1h29
Réalisation : Chin Man-Kei
Musique : Angus, Yam Lok Leng Wik
Scénario : Sai Moon Gin

Avec Elvis Tsui, Shu Qi, Rachel Lee, Wong Yat Fei, Ben Ng et Ken Lok

Synopsis : Une jeune fille veut devenir étudiante, et pour accéder à l’université, se déguise en garçon. Son père l’oblige alors à porter une ceinture de chasteté. Un garçon séduit la belle, mais se casse le sexe sur la ceinture. Il se fait alors greffer un sexe de cheval qui va décupler sa puissance sexuelle.

Après le succès de Sex & Zen, aujourd’hui devenu un film culte, il aura fallut attendre 1996 pour voir une suite débarquer. Enfin, suite, c’est vite dit… Pour le coup, toute l’équipe change, et on trouve à la production ce bon vieux Wong Jing. Aucune surprise donc à se retrouver devant un film allant encore plus loin que le précédent, notamment dans l’humour, qui se fait pour le coup bien gras et très débile. Les scènes érotiques, toujours aussi nombreuses, se voient même atteintes du syndrome Wong Jing, et deviennent parfois un poil… WTF. Le premier film, sérieux dans sa mise en scène et sa technique, étant parfois un poil trop sérieux et lent, ce second opus bien différent malgré quelques éléments similaires, avait tout pour me plaire. Et il faut avouer qu’en nous amenant de situation débile en situation débile, ce second opus se fait bien plus rythmé, et bien plus fou. Bien entendu, il faut adhérer à son humour, mais si c’est le cas, la vision du métrage passe comme une lettre à la poste. Mais l’humour et le sexe ne sont pas les seuls arguments de Sex & Zen 2, puisque l’on trouve dans l’un des rôles principaux la jeune Shu Qi, qui débutait alors, et qui ne se montre absolument pas prude, comme le montre ses nombreuses scènes érotiques, et le final complètement barré du métrage.

Bref, ici, on nous présente une jeune demoiselle qui se fait passer pour un homme pour pouvoir aller étudier. Son père, grand prédateur sexuel, va alors l’obliger à porter une ceinture de chasteté, qui va s’avérer plutôt utile, et dont un étudiant va rapidement en faire les frais. Occasion pour lui de se faire greffer, comme dans le premier film, un sexe de cheval. Mais passé cet élément, le film n’a plus grand-chose à voir avec son ainé, en préférant développer l’histoire d’un démon qui se nourrit de l’énergie sexuelle des humains. Ce qui va permettre d’insérer dans l’histoire de très nombreux délires, à base d’orgasmes, de femmes à pénis et j’en passe. Parfois, c’est même un peu trop et ça n’amuse plus, mais l’ensemble se suit tout de même relativement. Si cette suite ne bénéficie pas d’un fond comme le premier, il brille également par un plutôt bon travail artistique, que ce soit au niveau des différents décors et costumes.

La photographie n’est pas en reste, et va opter la majeure partie du temps pour des tons bleutés. Shu Qi elle sera magnifique à l’écran, mise en valeur comme il se doit, se montrant intégralement sans tabou. Bon, pour ce qui est du talent d’actrice, ce n’est pas encore ça, mais ce n’est pas dans ce film que l’on s’attendait à la voir gagner un prix. Le film sera une curiosité pour ses fans. Bref, non dénué de qualités (rythmé, belle photographie, belles actrices, parfois drôle), mais parfois aussi bien lourd et trop facile, Sex & Zen 2 ravira les amateurs du genre, tandis que les autres fuiront le film comme la peste.

Les plus

Shu Qi
Parfois très con (et donc, drôle)
Bien filmé

Les moins

Humour parfois lourd sur la durée
Comparé à l’original, ce n’est qu’un délire

En bref : Sex & Zen 2 est une pure comédie à la Wong Jing (ici producteur), avec tout ce que ça implique de qualités et de défauts. On rigole, on a Shu Qi toute nue, et c’est tout.

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