THE SLEEPLESS (두 개의 달) de Kim Dong-Bin (2012)

THE SLEEPLESS

Titre original : Two Moons – Doo Gaeui Dal – 두 개의 달
2012 – Corée du Sud
Genre : Fantastique
Durée : 1h26
Réalisation : Kim Dong-Bin
Musique : –
Scénario : Lee Jong-Ho

Avec Park Han-Byul, Kim Ji-Suk, Park Jin-Joo et Ra Mi-Ran

Synopsis : Deux femmes et un homme se réveillent dans une pièce sombre sans aucun souvenir. En explorant les environs, ils comprennent qu’ils sont isolés dans une maison perdue dans les bois. Ils vont tenter de comprendre pourquoi ils sont là.

En me lançant dans The Sleepless (ou Two Moons), je ne savais pas franchement à quoi m’attendre. Tout ce que je savais et m’attirais, c’était le point de départ énigmatique et sa durée très courte pour un film Coréen, moins d’une heure trente. J’aurais sans doute dû regarder un peu mieux l’équipe du film avant de me lancer dans cette vision, pour comprendre ce à quoi j’allais avoir affaire. Au casting, la lisse Park Han-Byul (Bunshinsaba 2, et à une lointaine époque, Wishing Stairs), l’habitué aux dramas Kim Ji-Suk et la jeune Park Jin-Joo don’t c’est le second film après la comédie Sunny en 2011. Le réalisateur lui n’est nul autre que Kim Dong-Bin, responsable des très décevants Red Eye en 2005 et Ring Virus en 1999. Un réalisateur pas très talentueux, qui pourtant va pendant la première demi-heure parvenir grâce à une certaine maîtrise technique et à un scénario qui ne veut pas abattre immédiatement toutes ces cartes, à nous intéresser, et même à nous faire croire que l’on est devant un bon film. Les huit clos mystérieux avec peu de personnages, moi j’adore. Cela coûte peu cher et force en général le réalisateur à se casser la tête pour livrer un produit bourré d’idées, autant visuelles que scénaristiques. Il suffit de regarder la carrière de John Carpenter pour s’en convaincre, avec des huit clos comme Assaut, The Thing ou Prince des Ténèbres. Mais Kim Dong-Bin n’est pas Carpenter, loin de là, et s’il livre dans sa première partie des images léchées et parvient à entretenir le mystère, il se casse la gueule juste ensuite.

Au début, on découvre les lieux en même temps que les personnages, on a donc envie d’y croire, surtout que le réalisateur livre des plans léchés, et qu’étonnement, les acteurs font plutôt du bon boulot. Mais ça, c’est au début, car rapidement, on comprend que le métrage se traîne plusieurs problèmes. De scénario déjà, ultra lent et finalement ne racontant pas grand-chose de véritablement passionnant. Il faut dire que vouloir préserver le mystère, c’est bien, mais le faire sur une aussi longue partie du métrage, pourtant court, ça ennuie vite, surtout quand les révélations arrivent et font plus d’un classicisme déconcertant. Oui, le scénario n’a rien compris, et en plus, il va partir dans tous les sens comme pour nous faire perdre le fil (alors que ça ne raconte pas grand-chose honnêtement). Serial Killer, Fantômes, personnages qui ne sont pas qui ils semblent être, oui on aura de tout, dans l’ordre ou dans le désordre, sans que cela ne vienne nous captiver. Mais le souci ne provient pas que du scénario malheureusement. Si les acteurs se montrent sobres dans la première partie du récit, où il ne se passe pas grand-chose, ils deviennent ensuite hystériques pour jouer la peur, crient comme pas permis, et tout ça pour quoi ? Pour rien bien entendu.

Et c’est là que l’on arrive à l’ultime souci du métrage, à savoir sa mise en scène, ou plutôt son metteur en scène. Car après Ring Virus et Red Eye, on aurait pu croire que monsieur Kim Dong-Bin aurait retenu la leçon, pour livrer un film avec une bonne ambiance, pour nous offrir une tension, des sursauts. Malheureusement, à croire que le monsieur n’a rien capté au cinéma de genre, il échoue ici lamentablement, se contentant de filmer dans le noir le plus souvent, en espérant que cela amène une tension, ce qui ne sera pas le cas. La palme reviendra incontestablement à cette scène dans le noir complet dans le grenier filmée du coup en nightshot (assez dégueulasse et peu justifié là où le procédé l’était dans REC par exemple). Il devient dés lors assez pénible de tenir jusqu’à la fin du métrage, jamais captivant, jamais original, jamais maîtrisé. Pitié Kim Dong-Bin, arrête le cinéma de genre, tu as déjà prouvé par le passé que tu ne le comprenais pas… ou alors le cinéma ne te comprend pas, au choix !

Les plus:

Le début est prometteur

Les moins:

Aucune tension
Scénario trop long pour rien du tout
Très classique dans ses révélations

En bref : The Sleepless intrigue au départ, puis ennuie, irrite, fait rire (mais pas volontairement) et ennuie de nouveau et ce jusqu’à sa dernière image.

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