SPIDERS 2 (Spiders II: Breeding Ground) de Sam Firstenberg (2001)

SPIDERS 2

Titre original : Spiders II: Breeding Ground
2001 – Etats Unis
Genre : Araignées géantes
Durée : 1h36
Réalisation : Sam Firstenberg
Musique : Serge Colbert
Scénario : Stephen David Brooks

Avec Stephanie Niznik, Greg Cromer, Daniel Quinn, Richard Moll et Harel Noff

Synopsis : Un couple sur un bateau, Jason et Alexandra, découvrent les restes d’un navire encore à flot. Un peu plus tard, ils se retrouvent en pleine tempête. A la dérive, ils sont récupérés par un paquebot où le docteur fait d’étranges expériences.

Comme tous les NU Image déjà faits, Spiders a droit lui aussi à sa suite. Octopus 2, Shark attack 2 et 3, Crocodile 2. NU Image n’a peur de rien, et c’est bien le souci. Le premier Spiders était, avec Crocodile 2, un titre plutôt passable de leur catalogue. Les imbécillités y étaient encore beaucoup présentes, mais l’œuvre distillait quelques agréables moments et se laissait suivre. Mais à présent, Spiders 2 est là pour changer la donne. Car ce Spiders 2 ressemble plus dans le ton à un Octopus. C’est-à-dire un film chiant et jamais drôle. Après un prologue contenant tout ce que la société aime, c’est-à-dire des hommes musclés, un commando, et des explosions, on nous présente les deux personnages principaux, le couple, sur un bateau. Rapidement, l’océan s’agite, et nous nous retrouvons en pleine tempête, faisant passer « En pleine tempête » pour un chef d’œuvre, ce qu’il n’est aucunement. Le couple est heureusement sauvé, récupéré par une équipe de scientifiques et de militaires à bord d’un paquebot faisant des expériences sur des araignées. Ce que les personnages, abrutis, mettront bien du temps avant de le remarquer. Si l’homme, Jason, se rendra compte que quelque chose cloche, sa femme, Alexandra, jouera la sourde oreille et voudra croire en la bienveillance de leurs sauveurs. Un des méchants (c’est un NU Image, donc il y a forcément les bons et les méchants) finira par craquer sur Alexandra, enchaînant pendant une heure du métrage des pseudos intrigues faites d’amour, de doutes et de paranoïa. Et les araignées dans tout ça ?

Et bien il faudra attendre plus d’une heure avant de les voir en action. Il est dommage que NU Image se fout de la gueule de son seul public, de ceux voulant voir des bêtes géantes mal faites. Il faut se taper une intrigue purement molle et inintéressante pendant une heure, et tenir le coup pour être enfin récompensé. Dommage, surtout en voyant la séquence pré-générique, certes, très courte, mais qui ne nous donnait l’occasion que d’apercevoir une araignée, dans une ambiance plutôt glauque, qui allait se nourrir d’une victime ensanglantée. Mais les apparitions suivantes des araignées ne seront pas du même acabit, loin de là. Les araignées, beaucoup plus nombreuses que dans le premier opus (il faut toujours en faire plus, en montrer plus, même lorsque les moyens de bords ne le permettent pas), vont finir par s’évader et vont semer la pagaille sur le bateau. Cela aurait pu être intéressant, des araignées sur un bateau, mais non, l’incapacité de l’ensemble de l’équipe fait de ce Spiders 2 un NU Image de plus à classer avec les autres films de la firme. Il est grave de voir à quels points certains concepts sont gâchés (on pensera aussi au récent Ice Spiders… des araignées dans une station de ski, ça aurait pu être bien…. Aurait pu seulement).

Bref, le scénario, déjà pas bien folichon durant la première heure, ne va pas s’arranger par la suite, dans la dernière demi-heure. Visiblement, NU Image aime Aliens, et va donc plagier. Jason est contaminé, il a une araignée dans le ventre. Alexandra, qui au départ, était la petite naïve de l’histoire, va se transformer en Ripley, et ira jusqu’à se servir d’une sorte de lance flammes pour arrêter les méchantes bestioles. Bestioles, qui contrairement au premier opus, ne semblent, vu la qualité des incrustations et de leurs animations, faites que de numérique ici. Certes, beaucoup de choses sont possibles grâce au numérique, mais il y a de grandes limites, que NU Image s’amuse à franchir un peu plus à chaque film. Les araignées sont hideuses (dans le mauvais sens du terme), on n’y croit pas une seule seconde, et leur animation est des plus mauvaise. Pire, on s’ennuie ferme durant leurs attaques. Aucune partie du film ne viendra rattraper l’autre, jusqu’au final, coulant le tout sous un amas d’idées ridicules et ridiculement mises en scène. Navrant de bout en bout, rien ne marquera. On ne parlera de Spiders 2 que comme étant une bouse sans nom.

Les plus

La séquence d’ouverture

Les moins

Que c’est long durant la première heure
Les araignées numériques

En bref : Bien mauvais, navrant, ridicule, des araignées numériques au service d’un film aussi rythmé qu’une partie de basket entre seniors.

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