TEENAGE HOOKER BECAME A KILLING MACHINE de Nam Gee-Woong


teenage hooker becomeTEENAGE HOOKER BECAME A KILLING MACHINE IN DAE HAK ROH

Titre original : Daehakno-yeseo maechoon-hadaka tomaksalhae danghan yeogosaeng ajik Daehakno-ye Issda
2000 – Corée du Sud
Genre : Cyber Punk
Réalisation : Nam Gee-Woong
Musique : –
Scénario : –

Avec Kim Dae-Tong et Lee So-Yun

Synopsis :  Une adolescente erre dans la nuit coréenne, se prostitue comme dans un jeu, acceptant de devenir la victime de ses clients. En plein « travail », elle est surprise par l’un de ses professeurs ; au terme d’une danse pour le moins incongrue, la jeune prostituée annonce au professeur qu’elle est enceinte de lui, qu’elle souhaite délaisser le trottoir et sa vie de débauche, et devenir une mère. Le professeur l’emmène, passe la nuit avec elle. L’adolescente fait alors un rêve atroce, au cours duquel son professeur l’exécute d’une balle dans le ventre, mettant à nu ses tripes et sa progéniture. Le cauchemar est malheureusement partiellement prémonitoire, puisqu’à son réveil, elle se retrouve face à trois voyous, embauchés par le père, qui la battent à mort avant de la démembrer à l’aide d’une scie.

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Voilà un film étrange et totalement barré, rappelant énormément Tetsuo et qui nous vient cette fois-ci de Corée. Tourné en DV 6mm, ce qui donne une qualité d’image des plus étranges, des couleurs parfois baveuses mais convenant à merveille à son sujet, THBKMID est un ovni cinématographique. Proposant une histoire de base très simple pompant ci et là dans des grands films, le tout se mélange plutôt bien et donne, grâce au réalisateur, un résultat plutôt positif et hors norme. Dés le générique d’ouverture, on se rend compte du cachet très spécial du film, que l’on pourrait trouver assez proche de celui du film St John’s wort. Les personnages naviguent en effet dans des décors classiques, de nuit la plupart du temps, mais sans arrêt plongés dans une photographie surréaliste, telle que le rouge, le orange, ou le vert, qui sont très présents. Hommage à Argento peut-être. Toujours est-il que les couleurs claires ressortent énormément.

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On suit dans la première partie une jeune lycéenne, de nuit, qui gagne sa vie en se prostituant. Elle emmène un homme dans une allée, pour faire ces petites affaires, mais ils sont dérangés par l’arrivée du professeur de la jeune femme. Sa grand-mère, habitant l’immeuble d’à côté, était dérangée par le bruit, et l’a donc prévenu. Seulement, ce n’est pas la première fois apparemment qu’il surprend son élève lors de ses ébats, puis celle-ci lui propose pour oublier un petit tour avec elle équivalent a 40 000. Critique sociale du milieu éducatif sans doute. Il accepte, mais pour une ballade de 50 000. S’ensuit une scène de danse où les deux personnages, en pleine rue, danseront sur une chanson de 3rd line butterfly. Etrange choix musical, mais allant plutôt bien avec l’ambiance du film.

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Puis le film vire à la petite histoire d’amour entre le prof et son élève, jusqu’à ce que celle-ci lui avoue qu’elle est enceinte et compte garder l’enfant. Elle imagine déjà son futur, mariée avec lui, ayant une fille qui serait chanteuse d’opéra. Mais un cauchemar suivra. La fille se retrouve dans les toilettes, ou le professeur la tue de sang froid, d’une balle dans le ventre. De nombreuses scènes de ce style, en général sanglantes, malgré le budget plus que limité (n’oublions pas qu’il s’agit là de cinéma underground), sont accompagnées de musiques classiques augmentant l’aspect dramatique des scènes. Cette scène est d’ailleurs assez choc et dérangeante, la fille se retrouvant avec un trou béant dans le ventre, par lequel son bébé est plus loin dans la pièce, toujours relié à elle par le cordon. Rêve prémonitoire en quelque sorte, puisqu’à son réveil, le professeur a engagé deux hommes pour s’occuper d’elle, et la découper en morceaux.

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Le film va alors changer encore de ton et virer au cyber punk pur et dans le film de vengeance. La fille reviendra, transformée en être mi-femme mi-robot et voudra se venger de ses assassins, et en particulier du professeur. Le film démarre vraiment, et ses influences sont de plus en plus visibles, sans gâcher le plaisir de sa vision, le film devenant par moment assez gore (une explosion de pénis). On finira même par être déçu de la courte durée du film (1h) tant la fin est prenante et émotionnelle, remplie d’images fortes.

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Les plus:

Un ton encore plus sombre

Des idées visuelles géniales

Kaji Meiko toujours exceptionnelle

Des scènes très violentes

Les moins:

Des baisses de rythme

Une réalisation plus classique

 

En bref: Classique dans le fond, mais pas dans la forme, THBKMID est un petit film ovni du cinéma Coréen, très rare en dvd (du moins en version originale, le dvd anglais comme américain ayant changés la bande son du film), qui provoque son petit effet et se doit d’être vu par les fans de Cyber punk et de cinéma underground.

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