POSTAL de Uwe Boll

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Titre original: Postal
2007 – Etats Unis / Allemagne
Genre: Défouloir nawak
Réalisation : Uwe Boll
Musique: Jessica de Rooij
Scénario : Uwe Boll et Bryan C. Knight d’après le jeu Postal 2

Avec Zack Ward, Dave Foley, Chris Coppola, Jackie Tohn, J.K. Simmons, Verne Troyer, Larry Thomas, Chris Spencer et Michael Paré

Synopsis : Dans la ville de Paradise, un homme sans histoires, marié à une obèse, vivant dans une caravane, sans travail, a des soucis d’argent. Il demande à son oncle Dave, gourou d’une secte, de lui prêter de l’argent. Celui-ci, devant quelques millions de taxes, lui propose alors de voler une cargaison de peluches rares en provenance d’Allemagne afin de les revendre… Malheureusement, Ben Laden en personne veut lui-aussi s’approprier les peluches pour abattre une grande plaie sur l’Amérique.

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Uwe Boll et les jeux vidéo, c’est une grande histoire d’amour. Pour lui, mais rarement pour les spectateurs, et encore moins pour les fans des licences adaptées. Après un House of the Dead mauvais mais oh combien divertissant et rigolo, Uwe Boll enchaîna les catastrophes : Bloodrayne, Alone in the Dark, King Rising… Détesté de tous, le bonhomme récupère les droits du jeu politiquement incorrect (et interdit en Europe) Postal pour en faire un film, mais également pour en faire un gros défouloir où il fait un doigt à ses détracteurs, mais également à beaucoup de choses qu’il pointe du doigt : la police, le monde du travail, la société, le terrorisme, la religion, le gouvernement… oui rien que ça ! Verdict après 1h40 ? Et bien Postal est toujours aussi mal filmé, connaît des baisses de rythme, mais se montre divertissant, réellement rentre dedans, défoulant, stupide, vulgaire, gratuit, parfois non sensique, et il faut bien avouer que ça fait beaucoup de bien ! Comme indiqué sur la pochette Américaine, Postal, c’est un peu du South Park en live, un grand fourre tout qui manque parfois de réel fil conducteur, mais dont certaines scènes resteront dans les esprits pour leur aspect politiquement incorrect. Car dans Postal, tout peut arriver.

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Nous suivons donc le Postal Dude (Zack Ward, Presque Célèbre, Freddy VS Jason, Alone in the Dark 2), un mec banal qui a vraiment une vie de merde dans la pire ville qui soit. Marié à une obèse qui ne quitte jamais son lit et se fait prendre par les voisins, mais également des vieux et des flics, le Dude chercher du travail. Occasion pour Boll de rentrer dans le tas des sociétés, des méthodes de recrutements, mais également de pole emploi. C’est vulgaire, c’est gratuit, et ça fait rire, surtout que Boll ne recule devant rien, et tout le monde en prend pour son grade. À croire qu’il nous veut se faire fusiller encore plus que d’habitude, Boll nous offre même en scène d’ouverture deux musulmans pilotant un avion et se disputant pour savoir combien de vierges ils auront en mourant en martyres, avant que des passages ne débarquent et que l’avion ne s’écrase par accident dans les tours… Osé ! La suite l’est tout autant. Fusillade au pôle emploi, culte religieux avec femmes à poil, mendiant en mode racaille ornée de bijoux bling bling, flics ripoux, chinoise tuée à bout pourtant avec un fusil à pompe, entretien d’embauche à base de questions stupides et de chansons… Oui, Postal va loin, et on prend son pied malgré un manque clair et net de vrai fil conducteur, l’ensemble prenant plus souvent l’apparence de petites scènes mises bout à bout.

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Comme dit plus haut, c’est toujours mal filmé, avec une photographie pas toujours jolie, une caméra parfois hésitante, des acteurs parfois en roue libre, mais Postal va toujours plus loin, parfois trop loin (tout n’est pas drôle) et on ne voudra retenir que son côté délirant et politiquement incorrect. Car quand on pense que le métrage ne pourra pas aller plus loin, voilà que Postal nous offre Ben Laden ami et marchant dans les champs main dans la main avec Bush, Verne Troyer en nain violé par des singes, un chat faisant office de silencieux pour pistolet, des handicapés maltraités, des enfants tués par dizaines (voir plus). Uwe Boll lui-même apparaît dans son film, jouant son propre rôle et surtout jouant la carte de la provocation en donnant une raison de plus à ses fans de le détester, criant que ses films sont financés par de l’ancien or nazi, ou encore qu’il déteste les jeux vidéo. Oui, Postal c’est un gigantesque défouloir grandeur nature parfois mal foutu, parfois drôle, parfois fou, parfois extrêmement débile, qui donne la patate si l’on en supporte les excès et la vulgarité. Uwe Boll se montre généreux dans ce qu’il nous offre, et ça, il faut avouer que c’était plutôt rare passé House of the Dead.

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13

Les plus:

Incroyablement stupide

Des scènes délirantes

Des idées à la pelle

Défoulant

Les moins:

Des soucis de rythme

Une histoire un peu vide

Mise en scène peu inspirée

 

En bref: Uwe Boll signe un film divertissant, prouvant qu’il peut aussi parfois offrir de belles surprises, tout en gardant pas mal de ses défauts.

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