GOD OF GAMBLERS de Wong Jing


God of GamblersGOD OF GAMBLERS

Titre original: Du Shen – 賭神
1989 – Hong Kong
Genre : Gambling / Comédie / Action
Réalisation : Wong Jing
Musique : Lowell Lo et Sherman Chow
Scénario : Wong Jing

Avec Chow Yun-Fat, Andy Lau, Joey Wong, Sharka Cheung, Charles Heung, Ng Man-Tat et Jimmy Lung Fong

Synopsis : Alors qu’il s’apprête à affronter un des plus célèbres tricheurs du milieu, Ko Chun, le Dieu du jeu, est victime d’une mauvaise chute et se heurte le crâne sur un rocher. Il perd la mémoire et est recueilli par un joueur amateur qui ne tarde pas à découvrir ses talents de joueur de cartes…

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En 1989, avec une carrière déjà impressionnante derrière lui dans le domaine de la comédie, Wong Jing l’increvable lance une nouvelle mode : les films de gambling. Il faut dire que les jeux de cartes et d’argent sont appréciés à Hong Kong. Pour se faire, il s’entoure d’acteurs chevronnés comme Chow Yun-Fat, alors superstar grâce au Syndicat du Crime et The Killer, Andy Lau dont la carrière commence à franchement démarrer et qui sera un fidèle du réalisateur et Joey Wong sortant du carton d’Histoires de Fantômes Chinois et de The Big Heat de Johnnie To. Maintenant, il lui faut faire tenir son histoire et son concept sur la haute durée de 2h05. Oui, 2h05. Un film portant sur les jeux de carte uniquement aurait été impossible, et le bougre tente tout pour parvenir à ses fins, mélangeant dans un joyeux bordel parfois un peu tout les genres, passant du drame à la comédie, des jeux de cartes aux gunfight violents, avant de revenir à la comédie légère voir parfois énervante. Un mix improbable comme seul Hong Kong savait le faire, et qui fonctionne la plupart du temps malgré quelques longueurs inévitables.

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Wong Jing nous invite donc à suivre le parcours du Dieu du Jeu, joué par Chow Yun-Fat, qui accepte de défier un autre joueur. Malheureusement, après quelques parties où l’acteur nous sort son numéro habituel de beau gosse sûr de lui (et qui fonctionne), Ko est victime d’une chute et d’une blessure à la tête qui va le rendre amnésique et surtout le renvoyer à l’âge de l’enfance… Occasion pour le réalisateur de nous fournir un milieu de film très axé sur la comédie, avec Andy Lau en petit joueur amateur qui va se servir de Ko pour tenter de s’enrichir. Une partie un poil trop longue malheureusement, et qui va tenter de passer de la comédie bien lourde à la comédie bon enfant, permettant à Chow Yun-Fat de tenter de nous émouvoir, puis de nous énerver au plus haut point, et ainsi de suite. Mais le tout s’avère hautement divertissant, et malgré les longueurs (quelques coupes n’aurait pas fait de mal), plutôt bien rythmé et prenant. On est cependant loin de certains délires typiques de Wong Jing, rendant en se sens le film plus accessible aux réfractaires de l’humour HK.

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C’est dans sa dernière partie que le métrage parvient alors à surprendre le plus, non pas dans sa structure, puisque tout le monde se doute dés le début que Ko retrouvera la mémoire et qu’il gagnera la partie, mais dans le mélange de genre et les changements de tons qu’il utilise. Plus rien ne s’arrête, et après une scène d’action bien troussée sur un bâtiment en construction donnant la possibilité à Andy Lau de faire l’acrobate, ce sont alors des gunfight sanglant dans lequel Chow Yun-Fat semble s’en donner à cœur joie en se rappelant ses poses de The Killer. Gigantesque fourre tout, God of Gamblers s’avère être un excellent divertissement, et le début d’une longue saga assez chaotique de 6 épisodes, une partie avec le personnage de Chow Yun-Fat, une autre laissant la place à Andy Lau et Stephen Chow et surtout avec de l’humour plus typique du cinéma de Wong Jing. Un très bon moment.

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14

Les plus

Des parties de cartes réussies

De l’action

De l’humour

Chow Yun-Fat et Andy Lau

Les moins

Des longueurs

Quelques ratés dans l’humour

 

En bref: Un film culte, lancement d’une saga et d’un genre, et véritable fourre tout. Malgré quelques ratés, ça remplit son contrat de divertissement.

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