AS THE GODS WILL de Miike Takashi


As the Gods WillAS THE GODS WILL

Titre original : Kami-Sama No Lu Toori – 神さまの言うとおり
2014 – Japon
Genre : Fantastique
Réalisation : Miike Takashi
Musique : Endô Kôji
Scénario : Yatsu Hiroyuki

Avec Kamiki Ryonosuke , Fukushi Sota, Yamazaki Hirona, Yuki Mio et Sometani Shôta

Synopsis : Takahata Shun est un lycéen ordinaire, menant une vie ennuyeuse avec son amie d’enfance Akimoto Ichika. Un jour, la tête d’un professeur explose en classe, et les élèves sont alors obligés de participer à un jeu où perdre signifie mourir.

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Depuis son adaptation de Crows Zero en 2007, Miike Takashi n’en finit plus d’adapter des mangas (ou séries animées). Yatterman, Crows Zero 2, Ninja Kids, Lesson of the Evil. Et maintenant, ce Kami-Sama No Lu Toori, renommé à l’international As The Gods Will. Après les déceptions que furent Shield of Straw et Yakuza Apocalypse, je n’attendais pas grand-chose de ce nouveau métrage, et pourtant ! Oui, et pourtant, As the Gods Will, même s’il part d’une envie de traiter d’un sujet sur le même ton humoristique un peu fou que Yakuza Apocalypse, est une franche réussite. Et surtout, il nous met dans le bain dés les premiers instants, puisque sa longue scène d’introduction complètement folle dure 10 bonnes minutes. Humour très noir, apparition de différents personnages, effets gores en pagaille. On se retrouve dans une salle de classe où les étudiants sont forcés à jouer à un mix entre un deux trois soleil et Daruma-San (un jeu dans lequel le joueur doit se faire attraper par Daruma-San). Si un étudiant bouge lorsque Daruma-San ne chante plus et regarde dans leur direction, sa tête explosera, repeignant les murs, et des centaines de billes rouges contenues dans son corps se déverseront partout au sol. Pour gagner le jeu, chronométré bien entendu, il ne faudra pas bouger, et presser sans se faire voir le bouton derrière le monstre. Autant dire que ça nous met dans le bain, et le film ne semble ne jamais vouloir s’arrêter.

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Deux heures durant, nos personnages, notamment quatre d’entre eux, vont devoir subir de la part des Dieux différentes épreuves, toutes plus folles les unes que les autres. Et le père Miike, il se fait sacrément plaisir à filmer cette histoire folle, ne reculant devant rien, et bénéficiant d’un budget plus que confortable pour mettre ses idées en image. As The Gods Will, c’est donc quasi deux heures d’épreuves, où les dieux ayant une apparence souvent mignonne sont en opposition constante avec leurs actions, violentes, gore, sadiques. Chaque épreuve pourtant sera dotée d’un ridicule volontaire purement jouissif. Comment ne pas rire et prendre son pied lorsque les personnages doivent se déguiser en souris et survivre aux attaques d’un chat géant, qui va leur demander, entre deux grignotages de lycéens, à se faire gratter le dos. C’est comme ça tout le long du métrage, avec toujours ce mélange entre humour et gore, ridicule et sadisme. Le film fait sans arrêt preuve d’imagination pour se renouveler en divertissant le spectateur.

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Et si le scénario se fait inventif et manie ces différents aspects sans perdre une seule seconde (le film est très bien rythmé), la mise en scène n’est pas en reste. Miike a soigné son métrage, la photographie est sublime, chaque plan, qu’il soit sanglant ou pas, démonstratif ou suggestif, fonctionne à merveille et sert à augmenter l’impact des choix du réalisateur. Alors oui, Miike se fait parfois bien plaisir dans le gore fun comme dans la scène d’ouverture, mais sait parfois faire preuve de plus de subtilité sans faire redescendre l’impact des événements, comme lors de la scène de l’écartèlement. Venons en justement aux effets spéciaux, car on se doute bien qu’en mettant en scène différents dieux et personnages barrés, comme un chat géant, des poupées de bois, ou encore un ours polaire géant, il fallait de bons effets. Et là encore, le film ne déçoit pas, l’ensemble se fait très propre et réussi. Mieux, pour l’ours, on semble être revenu à la belle époque de l’animation image par image, avec un rendu parfois un peu saccadé et dessiné à la main, et hautement réussi. Oui, vous l’avez compris, je suis sorti plutôt emballé de la vision de ce nouveau Miike. En adaptant ce manga, il a fait la bonne pioche, trouvant le projet parfait pour mettre en scène ses délires avec une histoire et une ambiance qui le permet. Si bien qu’on lui pardonnera son final un peu moins fou que le reste, mais s’inscrivant néanmoins dans la continuité du reste de l’œuvre.

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16

Les plus:

Un film bourré d’idées

Rythmé

Des passages bien comiques

Ça tâche bien et c’est sadique

Les moins:

Une dernière épreuve un peu moins folle

 

En bref: Un nouveau Miike surprenant, à la fois très sanglant et très drôle, rythmé, et bourré d’idées. Ça fait du bien !

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