UNIFORM SURVIGIRL (制服サバイガール I) de Kaneko Hiroshi (2008)

UNIFORM SURVIGIRL

Titre original : Seifuku Sabaigâru I – 制服サバイガール I
2008 – Japon
Genre : Fantastique
Durée : 1h18
Réalisation : Kaneko Hiroshi
Musique : Wada Ei
Scénario : Kaneko Hiroshi et Akimoto Takeki

Avec Arisue Mayuko, Asuka Rin, Ata Mizuho, Kobayashi Mao et Nakamura Miu

Synopsis : 7 lycéennes se rendent dans un parc grandeur nature pour participer à un jeu intitulé Survival Land. Le but du jeu est simple : armée de pistolets électroniques, elles doivent affronter divers figurants : un samouraï, un ninja et un tireur d’élite. Un jeu défoulant et inoffensif. Mais leur journée au parc va tourner à l’horreur quand un des figurants par se faire contaminer par une plante OGM, qui va le transformer en zombie végétal.

Le Japon continue, année après année, à nous abreuver de concepts étranges et originaux, de films fantômes aux cheveux longs, ou de films gore bien barrés. Uniform Survigirl, une saga de deux films, prend la voix du concept original en le mixant avec des idées parfois bien barrées. Le plus étonnant, c’est que ça marche, du moins dans ce premier opus. En effet, des zombies contaminés par des OGM, on ne voit pas ça tous les jours, et il n’y avait que les Japonais pour nous offrir ce concept fou, qui aurait pu vite devenir ridicule et indigeste. Pourtant, la plupart du temps, le film est traité avec le plus grand des sérieux. Nous faisons rapidement la connaissance de 7 jeunes lycéennes. L’entente n’est pas parfaite entre elle, et elles se diviseront en deux groupes. Pourtant, malgré tout ça, elles se rendront ensembles à Survival Land, un gigantesque parc prenant la forme d’un village totalement désert et d’une forêt aux alentours, et en son centre d’un petit complexe où sont exposées des armes et où les créateurs préparent les joueurs à ce qui les attend. Rien de bien méchant. Le jeu est simple : les jeunes filles, armées d’une tenue les immobilisant si elles perdent et de pistolets électroniques, sont privées de tout contact et de téléphones, et doivent faire face à trois adversaires habiles, puisqu’il s’agît d’un tireur, d’un ninja et d’un samouraï. Les bougres peuvent donc marcher en (presque) toute discrétion sur les toits. Un jeu qu’il serait intéressant de développer en vrai. Les filles sont enthousiastes, même si forcément, on aura dans le lot une fille peureuse, et une autre qui fatalement tombera sous le charme d’un de ses ennemis. Enfin, le jeu peut commencer en vrai, et ça pourrait devenir une journée mémorable pour les participantes, si les agriculteurs du coin ne se servaient pas d’OGM, qui vont contaminer la flore dans la forêt, et rapidement contaminer l’une des joueurs. Finalement, cette journée sera mémorable, mais pas pour les raisons prévues.

Le nombre de contaminé va très rapidement augmenter, dans les deux groupes, et même les créateurs du jeu vont se retrouver transformer et s’emparer d’armes réelles afin d’en découdre avec les survivants. Les frêles jeunes femmes vont très rapidement se rendre compte de ce qu’il se passe, et se réfugier dans le complexe au centre du parc. Dans le fond, une bonne partie du métrage, tout reste très classique, pas de folie, pas de gore qui tâche, mais le tout reste correctement emballé et rythmé. Bien entendu, pour pouvoir apprécier le spectacle, il faudra être quelque peu habitué aux films de V-Cinéma, le DTV Japonais, qui ne brille pas toujours pour ces qualités artistiques. Toujours est-il que Uniform Survigirl sort quelque peu du lot. C’est dans la dernière demi-heure que le film se révèlera vraiment plaisant, car jusque là, passé le concept original, ça restait très (trop) classique. Les filles en courtes jupes vont rapidement, pour devoir survivre, trouver un moyen d’éliminer la menace, et finalement, les armes les plus efficaces seront les plus rudimentaires. Produits agricoles et lances clous fonctionnent à merveille. Malgré l’incursion ratée du numérique lors de certaines scènes, la dernière demi-heure, plus rythmée, nous en donne pour notre argent, les filles, poursuivies par les zombies végétaux, se séparant et affrontant chacune leur adversaire avec ce qu’elles ont sous la main. Le final, fin ouverte, n’en est pas une puisque le second opus fut tourné en même temps. Si ce premier épisode est parfois bien trop classique, il se révèle prenant et rythmé, tout ce qui fera défaut à la suite.

Les plus

Très bonne dernière demi-heure
Assez fun
Un concept original

Les moins

Un début très classique
Les personnages

En bref : Concept original pour film classique, Uniform Survigirl 1 est bien emballé et suffisement rythmé pour nous divertir pendant 1h20.

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