THE FINAL GIRLS de Todd Strauss-Schulson


Final GirlsTHE FINAL GIRLS

Titre original : The Final Girls
2015 – Etats Unis
Genre : Comédie horrifique
Réalisation : Todd Strauss-Schulson
Musique : Gregory James Jenkins
Scénario : M.A. Fortin et Joshua John Miller

Avec Taissa Farmiga, Malin Akerman, Alexander Ludwig, Nina Dobrev, Alia Shawkat et Thomas Middleditch

Synopsis : Max Cartwright est la fille de Amanda Cartwright, une actrice décédée dont les rôles dans des films d’horreurs l’ont fait devenir l’une des plus célèbre Scream Queen du cinéma. Mais un jour, Max et ses amis se retrouvent mystérieusement piégés dans l’un des films d’horreur de sa mère datant de 1986. Tous ensembles et avec l’aide de la mère de Max, ils vont devoir faire face aux personnages stéréotypés de ce genre de film mais aussi affronter le tueur tout en cherchant un moyen de sortir du film.

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Le slasher est un genre qui ne veut pas mourir. Débuté en 1971 avec La Baie Sanglante de Mario Bava, il aura atteint le succès en 1978 avec Halloween puis en 1980 avec Vendredi 13. La suite, on l’a connait, des suites, des ersatz et j’en passe. Puis en 1996, Wes Craven livre Scream, lançant ainsi le Neo Slasher, une nouvelle vague donc. Une seconde vague en général moins appréciée, plus gentille dans ses meurtres, et qui connue le même sort que la première : des suites et des ersatz (Souviens-toi l’été Dernier, Urban Legend). Débarquant en 2015 après un court tournage (26 jours) l’année précédente, sur un scénario au départ acheté par New Line, puis revendu et tombant entre les mains de Sony, The Final Girls fait du bien ! Pas seulement car il parodie le genre en question, mais parce qu’il choisit de parodier sans jamais ridiculiser la base du genre, et donc, sa première vague. Oui, The Final Girls commence par la fausse bande annonce du film Camp Bloodbath (hommage à Vendredi 13 et Sleepaway Camp). En 4/3, qualité VHS, rayures, dialogues stéréotypés du genre, situations clichés, et bien sûr, bonne grosse voix grave. Oui, The Final Girls parle d’un slasher de 1986. L’actrice Amanda Cartwright (hommage à Veronica Cartwright ?), présente dans le métrage comme victime, devient une scream queen. Mais pas de bol, elle meurt dans un accident de voiture. Quelques années plus tard, une soirée est organisée dans un cinéma, projetant les deux opus de la fameuse saga.

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Et qui s’y retrouve invité (un peu contre son gré) ? La fille de l’actrice, Max Cartwright. Mais un malheureux incident durant la projection va faire paniquer tout le monde, incendier le cinéma et… propulsée Max et 4 de ses amis à l’intérieur du film. Et là, c’est un festival d’humour qui va plaire au fan du genre, puisque le réalisateur s’amuse avec les nombreux clichés du genre. Chacun sait en effet qui meurt dans ce genre de métrages, et surtout, qui va survivre. La vierge survit, la fille se déshabillant meurt, tout comme les hommes qui ne pensent qu’au sexe. Le métrage va parodier tout ça, et permettre à notre bande de spectateurs présents dans le métrage d’essayer de changer le cour des choses, ce qui donnera des situations parfois franchement bien trouvées. Le métrage en profite aussi pour jouer avec les clichés concernant le public de ces films. Il y aura le fan, qui jubile à la moindre goutte de sang et qui surtout connait chaque dialogue par cœur et se délecte de la stupidité des personnages, celui qui n’aime pas les films d’horreur, la fille qui sursaute et se cache pour un rien. Malgré son ton ouvertement parodique, The Final Girls n’oublie pas pour autant de respecter le genre et de lui rendre un merveilleux hommage, bien que l’on pourra regretter que niveau meurtres et effets gore, ce soit très gentillet à l’écran.

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Violent certes, mais jamais saignant. Limite tout public. Mais qu’importe, le spectacle proposé fonctionne, surtout qu’entre son hommage, son côté parodique, mais également ses dialogues parfois assez affuté (You just messed with the wrong Virgin !) et ses idées de mise en scène sympathiques (l’idée du flashback), le métrage n’oublie pas de nous proposer la relation plutôt touchante entre Max, qui retrouve donc sa mère, mais dans un rôle, dans le film, et n’ayant donc aucune idée de qui elle est. Bien entendu, on pense à Last Action Hero qui utilisait le même procédé entre un fan et son idole pour le cinéma d’action, mais ici, avec le lien de parenté entre les deux, The Final Girls tente une direction plus touchante, et ça fonctionne, Taissa Farmiga et Malin Akerman aillant l’air d’y croire et restant crédible, autant dans les larmes que le rire. Oui, The Final Girls m’a emballé, même si j’aurais aimé un film plus sanglant, et que quelques CGI ne sont pas parfaits.. Mais l’hommage est là, la patte visuelle et sonore parfaite (le son à la Vendredi 13 à l’approche du tueur), et on rigole bien en se rappelant tous ces films que l’on a voyait en VHS ou avec les jeudis de l’angoisse.

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Les plus:

Une parodie des clichés du genre

Et en même temps, un hommage respectueux

Des dialogues et situations amusantes

Clairement pour le fan

Les moins:

Quelques CGI moyens

Ça aurait pu être plus saignant

 

En bref: Vous voulez rire de tous les clichés du slasher, tout en voyant un film généreux et qui respecte totalement le genre ? Voilà The Final Girls !

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