13 SINS de Daniel Stamm (2014)

13 SINS

Titre original : 13 Sins
2014 – Etats Unis
Genre : Thriller
Durée : 1h33
Réalisation : Daniel Stamm
Musique : Michael Wandmacher
Scénario : David Birke et Daniel Stamm, d’après le film écrit par Chookiat Sakveerakul et Eakasit Thairaat
Avec Mark Webber, Devon Graye, Tom Bower, Rutina Wesley, Ron Perlman et Pruitt Taylor Vince

Synopsis : Un homme désespéré qui croule sous les dettes est sur le point d’épouser la femme de sa vie. C’est alors qu’il reçoit un mystérieux coup de téléphone lui annonçant qu’il est filmé par des caméras cachées et qu’il doit accomplir 13 tâches pour recevoir une récompense de 6 millions de dollars. Les tâches à accomplir deviennent de plus en plus extrêmes…

Les remakes de films asiatiques continuent de débarquer en Amérique, mais leur médiatisation semble par contre avoir grandement baissée. Ainsi, 13 Sins est le remake d’un film Thaïlandais, sauf qu’autant l’original que le remake, on n’en aura pas franchement entendu parler. En France, un DTV sortant de nul part. En Amérique, à peine un million au box office. Il faut dire que sur le papier, 13 Sins, en plus d’être un remake, ne propose rien de neuf. Un thriller manipulateur avec quelques tortures ou scènes sanglantes, à la manière de Saw, le tout réalisé par Daniel Stamm, qui n’a pas une grande carrière, et dont le seul « exploit » connu sera Le Dernier Exorcisme. L’histoire est donc simple ici, on suit un mec ordinaire, qui a une vraie vie de merde. Il croit qu’il va enfin avoir une augmentation, mais son patron (Richard Burgi, connu pour la série La Sentinelle, et vu dans Hostel 2 et The Green Inferno pour Eli Roth) le vire en fait. Sa vie déjà compliquée avec son père qui va venir vivre chez lui, son frère handicapé et sa petite amie qu’il doit épouser devient donc encore plus compliquée. Jusqu’à ce qu’il reçoive par hasard un soir un coup de fil lui proposant d’accomplir 13 tâches, 13 épreuves. Ça commence doucement, comme avaler une mouche, avant de rapidement prendre de grandes proportions, comme d’incendier une crèche miniature dans une église, ou encore emmener un cadavre dans un café ou sectionner le bras d’un autre homme, volontaire…

Bien entendu, pour motiver le personnage, qui n’a au départ rien à perdre, on lui fait gagner une belle somme à chaque défi. Et là le jeu s’avère à double tranchant, puisque s’il termine les 13 défis, il gagne l’argent intégralement, et tous ces soucis de justice (qu’il accumule en faisant les défis) seront rayés. Mais s’il perd ou abandonne, la mystérieuse personne lui donnant des défis ne lui laisse pas un centime de ce qu’il a gagné, et le laisse se démerder. Le concept est simple, efficace, et s’il laisse malgré tout une impression de déjà vu à cause de tous les thrillers machiavéliques qui ont vu le jour après Saw, l’ensemble se suit avec plaisir et sans fausses notes. Mark Webber (le guitariste dans Scott Pilgrim) joue le personnage principal de manière convaincante et réaliste, et on prend plaisir à suivre ses mésaventures, en parvenant par moment à s’identifier à lui. Bien entendu, aucune surprise, il va tenir le coup pour avancer parmi les défis, pour que l’intrigue puisse nous révéler le fin mot de l’histoire, et va parfois perdre pied en se retrouvant dans des situations qu’il ne parviendra pas forcément à gérer de la manière idéale.

Face à lui, on retrouvera d’ailleurs dans un petit rôle Ron Perlman (récemment vu dans Moonwalkers) en flic sur les traces du héros. Un rôle simple et loin d’être vraiment développé, mais voir l’acteur fait toujours plaisir. Et si suivre les défis passe comme une lettre à la poste, le film ne traînant jamais en longueur, et que certains s’avèrent originaux et franchement tendus (la scène du café), d’autres sont rapidement survolés ou finalement peu originaux. Pareil pour le final, que l’on sent un peu venir, sans doute à force de voir ce genre de thrillers manipulateurs, et on pourra rapidement dire que le seul vrai défaut de ce 13 Sins est son manque de grandes surprises, son impression de déjà vu qui ne quitte jamais le métrage. Mais Daniel Stamm parvient néanmoins à maintenir le suspense tout le long du film, en enchaînant même les twists sur la fin. Un petit film en somme sympathique, duquel il ne faut pas en attendre trop cependant, mais remplissant son contrat de divertissement.

Les plus
Certains défis surprenants
Simple mais prenant
De bonnes idées
Les moins
Certains défis décevants
Une impression de déjà vu

En bref : Si 13 Sins ne renouvelle pas le genre et se fait par moment prévisible, il reste divertissant et comporte suffisamment de bons moments pour plaire à l’amateur du genre.

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