THE DISCO EXORCIST de Richard Griffin (2011)

THE DISCO EXORCIST

Titre original : The Disco Exorcist
2011 – Etats Unis
Genre : Hommage aux années 70
Durée : 1h20
Réalisation : Richard Griffin
Musique : Daniel Hildreth
Scénario : Tony Nunes

Avec Michael Reed, Sarah Nicklin, Ruth Sullivan, Rich Tretheway, Bernard Larrivee Jr., Gio Castellano et Alexander Lewis

Synopsis : Rex Romanski est un tombeur. Mais lorsqu’il tombe sur Rita, il ne se doute pas que tout va mal tourner. Alors qu’il l’a laisse tomber pour sortir avec la star du porno Amoreena Jones, Rita va utiliser la magie vaudou pour se venger.

Après avoir rendu hommage avec panache aux films d’exploitation avec ses nonnes vengeresses dans le très fun Nun of That en 2008, Richard Griffin rempile en 2011 avec un autre hommage : The Disco Exorcist. Oui, cette fois-ci, il s’agît de magie vaudou, le tout dans un univers disco venue tout droit des années 70. On retrouve un peu la même équipe devant et derrière la caméra, avec Ted Marr à la production, Richard Griffin donc à la mise en scène, Michael Reed, Sarah Nicklin et Ruth Sullivan devant la caméra. Est-ce que l’hommage fonctionne encore malgré un budget un peu plus bas (on passe d’environ 75 000 à environ 20 000 dollars) ? L’hommage fonctionne, mais la sauce prend parfois moins malgré tout. Car si Nun of That mélangeait malgré des faiblesses évidentes plutôt judicieusement le gore (bricolé et fun), les situations connes, les personnages fous, le côté coquin (une rapide scène lesbienne) et de l’humour (auquel on adhère ou pas), The Disco Exorcist fait clairement le choix de s’orienter plus vers certains aspects et d’en laisser d’autres un peu de côté. C’est donc l’ambiance années 70 qui est dans un premier temps mise en avant. Avec ses éclairages colorés, ses plans filmés en Super 8, son grain et rayures sur le film, les costumes, les coiffures. Ça fonctionne, et les scènes de danse que l’on pourrait attendre sont au final peu nombreuses. Dans le plus pur aspect Grindhouse, le film jouera même à deux reprises le coup de la bobine manquante.

Cet aspect est donc plutôt réussit. Qu’en est-il du reste, de son mélange d’humour, de gore et de sexe ? Le film commence fort avec une scène gore, d’emblée, puis délaisse quelque peu l’horreur pour se focaliser sur autre chose : le sexe. Alors certes, l’humour est bel et bien présent et fonctionne parfois très bien (« You have some biiiig disco balls »), avec un homme à femme dans le rôle principal et une star du porno dans l’autre rôle principal, cela va de soit, mais le métrage contient malgré tout un peu trop de sexe. Et oui, c’est moi qui dit ça ! Soyons clair, ces scènes ne sont pas désagréables, loin de là, et Richard Griffin soigne encore une fois sa mise en scène, n’ayant d’ailleurs que très peu recours au numérique ce coup-ci (un poil sur le final et basta), mais on a parfois l’impression que les scènes durent et empêchent donc l’histoire d’évoluer. Histoire très simple en passant, une simple vengeance à coup de magie vaudou. Surtout que malgré le petit budget, dés que l’horreur débarque, Richard Griffin se fait clairement plaisir et fait gicler le sang comme il se doit, en mode XXL.

Certes ces scènes sont au final plutôt rares, mais sacrément fun. On se croirait alors le temps de quelques scènes dans Evil Dead, où les femmes deviennent possédées et prennent les armes pour buter le reste du casting. Ça découpe, ça gicle, ça garde cet esprit fun très typé années 70, et on en redemande. On remarquera d’ailleurs, outre cet aspect très Evil Dead (volontaire ou non.. je l’ignore) un hommage à Lucio Fulci lors d’une incantation dans une forêt brumeuse face à une pierre tombale indiquant les mêmes mots que dans le génial Frayeurs. The Disco Exorcist oui, ce n’est pas parfait, mais on passe malgré tout un bon moment face à un film généreux fait par un homme qui connait ses classiques et veut cibler un public particulier en se faisant plaisir. Certes, il y a parfois un peu trop de sexe, ralentissant le rythme général, mais dans le sens où ceci est fait pour rendre hommage aux pornos des années 70, on ne pourrait presque pas lui en vouloir. À réserver donc à un public bien spécifique qui lui y trouvera son compte à tous les coups.

Les plus

Un hommage réussi aux années 70
Du sexe et du sang
Quelques blagues bien trouvées
Pas mal d’hommages

Les moins

Par moment trop de sexe
Au final peu de scènes sanglantes

En bref : Moins bien dosé qu’un Nun of That, The Disco Exorcist se concentre surtout sur son aspect années 70 et le sexe. Néanmoins, il reste amusant et quand il plonge dans le gore, il tâche. Sympathique !

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