CAPSULE de Andrew Martin (2015)

CAPSULE

Titre original : Capsule
2015 – Angleterre
Genre : Science Fiction
Durée : 1h31
Réalisation : Andrew Martin
Musique : Hugo de Chaire
Scénario : Andrew Martin
Avec Edmund Kingsley, Lisa Greenwood, David Wayman, Nigel Barber et Gil Kolirin

Synopsis : Pilote anglais chevronné, Guy est choisit pour être le premier anglais à être envoyé en mission dans l’espace. Après trois ans d’entraînement, le voilà autour de la Terre dans une capsule. Mais rien ne se passe comme prévu, sa capsule est endommagée, et la Russie rentre en contact avec lui.

Capsule, c’est un de ses nombreux métrages tournés avec deux bouts de ficelle, un lieu unique et très restreint, un seul acteur apparent, et qui tente de nous passionner en faisant monter la tension pendant 1h30. Les huis clos en lieu restreint, c’est même devenue monnaie courante dans le paysage cinématographique. Buried et son cercueil, Frozen et son télésiège, 247°F et son sauna. Comme son nom l’indique si bien, avec Capsule, l’intégralité (ou presque) du film va se dérouler dans une … capsule ! Envoyée dans l’espace, elle va tourner autour de la Terre pendant la durée de sa mission, avec un seul homme à bord, Guy. Il faut dire, vu la taille de la capsule, il aurait été difficile de mettre deux personnages. On aura bien d’autres personnages, mais ceux-ci n’interviennent que verbalement, via la radio dont dispose Guy. Capsule donc, c’est un espace clos, très très petit, avec un seul acteur qui passera tout le film attaché à une chaise, devant son tableau de bord, avec l’espace infini par la fenêtre. C’est tout ? Oui c’est tout. Un concept simple, minimaliste, qui forcément n’a pas du coûter bien cher. Est-ce que ça fonctionne ? Je suis déjà un peu plus mitigé. Car Capsule a du potentiel, a des moments forts, bénéficie de la très solide interprétation de Edmund Kingsley, mais à force d’être dans un lieu si petit si longtemps, avec des angles de caméra qui varient peu car… car ils ne peuvent pas faire autrement, on trouve par moment le temps long.

En réalité, j’aurais eu beaucoup de mal à rentrer dans Capsule, le début ne m’avait pas passionné. Car le souci majeur en étant dans un lieu si petit mais surtout dans un lieu que nous spectateurs ne connaissons pas, c’est le souci d’identification avec le personnage. Vous me direz alors que Gravity fonctionnait alors que nous ne sommes pour la plupart d’entre nous jamais allés dans l’espace, mais Gravity ne se basait pas sur les échanges verbaux entre personnages, mais sur l’immersion. Capsule lui se focalise sur un homme, et sur ses échanges, tout d’abord avec les Anglais, puis les Russes lors de ces premiers soucis, puis les Américains. Et encore une fois, on a parfois, du moins au début, un peu de mal à se sentir concernés puisque l’on ne voit pas réellement les soucis. Un problème de carburant, ou un élément qui ne fonctionne pas bien, et il lui suffira de baisser un levier ou autre pour passer à autre chose. Dans Buried, l’endroit était minuscule aussi, un cercueil donc forcément, mais on s’identifiait au personnage, au risque de manquer d’oxygène dans un endroit que l’on n’aimera pas être. Quand il y avait un serpent dans son cercueil, c’est une peur que l’on voyait à l’écran et que l’on comprenait. Capsule au début a eu du mal à m’accrocher, durant sa première demi-heure.

Puis dés que les soucis deviennent plus gros, et que les Russes interviennent par radio, le métrage a commencé à me plaire, avec ces conflits entre pays (oui, le film se déroulant il y a fort longtemps, vous savez, l’URSS, les dualités, le communisme, tout ça), les doutes du personnage quand à sa survie, et même ses doutes quand à l’endroit où il se trouve dans l’atmosphère. La tension devient alors beaucoup plus palpable. Et encore une fois, Edmund Kingsley dans le rôle principal fait de l’excellent boulot. On croit à son personnage, et dès lors, on ne décroche plus. Sauf dans la dernière partie du métrage, moins bonne clairement car clichée au possible. Il est dur de parler plus de Capsule sans en révéler l’intrigue intégralement, surtout qu’au final, il ne se passe pas grand-chose, 95% des actions étant des échanges par radio. Nul doute que le film trouvera ses fans, ceux qui arriveront sans peine à se mettre à la place du personnage et à ressentir ses peurs, mais également ses détracteurs, qui ne verront là qu’un film ennuyeux, de la science fiction totalement ratée. Vous l’avez compris, je suis personnellement pile entre les deux. L’aventure ne m’aura pas déplu, mais j’aurais eu du mal à rentrer dedans et à me sentir concerné, et ne reverrais du coup probablement jamais le film.

Les plus

Edmund Kingsley, très bon
Un concept intéressant
Quand on rentre dedans, prenant

Les moins

Il faut vraiment y adhérer
Un final moins bon et plus cliché

 
En bref : Capsule est encore un de ses films concepts en huis clos. Pas parfait, un peu long à démarrer, il peut compter sur l’interprétation de Edmund Kingsley pour rendre le tout crédible.

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