CHROMESKULL : LAID TO REST 2 de Robert Hall (2011)

CHROMESKULL : LAID TO REST 2

Titre original : Chromeskull : Laid to Rest 2
2011 – Etats Unis
Genre : Slasher
Durée : 1h33
Réalisation : Robert Hall
Musique : Leon Bradford et Lance Warlock
Scénario : Robert Hall et Kevin Bocarde

Avec Brian Austin Green, Thomas Decker, Mimi Michaels, Owain Yeoman, Danielle Harris et Nick Principe

Synopsis : On pensait le Chromeskull mort, mais il est récupéré par l’organisation qu’il gère. Défiguré, son second, Preston, prend les rennes le temps qu’il récupère et part sur les traces des survivants.

Laid to Rest avait été apprécié de beaucoup lors de sa sortie. Il faut dire que le métrage de Robert Hall, bien que souffrant de beaucoup de défauts, n’était jamais ennuyeux et délivrait des effets spéciaux gore assez souvent. Etait-il alors utile de vouloir en faire une suite ? Assurément pas ! Et pourtant deux ans plus tard en 2011, voilà que débarque Chromeskull : Laid to Rest 2, simplement renommé d’ailleurs en France Skull. Robert Hall est toujours à la mise en scène et partage cette fois-ci le poste de scénariste avec Kevin Bocarde, qui n’avait jusque là aucun crédit en tant que scénariste. Thomas Decker rempile, puisqu’il survivait au premier film, tandis que Bobbi Sue Luther ne revient pas, même si son personnage est toujours présent, du moins dans l’ouverture. Elle est remplacée par Allison Kyler, habituée aux productions bancales (Date Movie, le remake Prom Night, Toolbox Murders 2, L.A. Slasher), mais qui nous gratifie d’un bien beau plan fesses. C’est déjà ça. Car si Laid to Reste avait un scénario discutable, avait de nombreux défauts, que ces personnages étaient stupides, et bien cette suite multiplie tout par deux, et le pire, c’est qu’il se permet d’être moins rythmé. Du coup forcément, la pilule passe beaucoup moins que l’original, surtout que cette suite ne bénéficie pas évidemment de l’effet de surprise. Chromeskull se permet d’être même incohérent dés sa scène d’ouverture, avant de partir dans des directions qu’il n’aurait assurément pas du prendre. Oui, à la fin du premier, notre tueur avait sa tête littéralement fondue, et l’héroïne n’hésitait pas à lui éclater avec un dernier petit coup de batte de baseball, histoire de. Mais là non, juste sa peau a fondue, et il est maintenu en vie.

On voit alors venir d’ici les clichés du genre, avec le tueur se réveillant à l’hôpital, tuant le personnel hospitalier puis partant à la recherche des survivants. Sauf que pas du tout. Chromeskull veut faire dans l’originalité, mais se plante. On pouvait reprocher au premier film de ne donner aucune motivation à son tueur, de ne rien révéler de son passé, du pourquoi du comment. Dans cette suite, tout nous sera révélé. Notre tueur fait donc parti d’une organisation, qui va le sortir de là, et alors qu’il récupère (l’arrêt maladie des tueurs en série), son second en chef va prendre les rennes, foutre sa merde, vouloir tuer les survivants et tout ça. On remarquera dans un petit rôle la présence de Danielle Harris (Halloween 4 et 5, les deux remakes, mais également See No Evil 2, Hatchet 2 et 3), ce qui fait toujours plaisir, surtout que la demoiselle sait jouer. Seulement tout le reste à côté est raté ! L’intrigue est longue et incohérente, le film peu passionnant, les meurtres tardent à arriver, et les personnages sont stupides, mais à un point ! C’est simple, si l’on doit comparer nos personnages à ceux de l’original, ils étaient alors des génies ! Oui, ici, des flics entrainés se font descendre comme des bleus les uns après les autres, on peut kidnapper un témoin en plein commissariat de manière simple, et alors que bien entendu, l’enlèvement est filmé, nos détectives demandent tout de même la description du suspect…

Oui, on atteint ici le comble de la connerie ! Aucun personnage ne sera épargné, pas même celui joué par Thomas Decker, survivant du premier film je vous le rappelle. Bon et les meurtres dans tout ça ? Car nous parlons d’un slasher tout de même ! Et bien, s’ils sont toujours brutaux, que le métrage commence fort, et termine fort, il faut bien avouer que le rythme se calme grandement mi-parcours. Quelques meurtres seront là bien entendu, ils sont toujours fait à l’ancienne, avec du bon vieux maquillage, du faux sang et tout, mais tout ce qui les entoure se fait véritablement tellement peu passionnants que même ceux-ci ne parviennent pas à sauver le métrage, contrairement au premier opus. Chromeskull : Laid to Rest 2 est bel et bien une grosse déception. Le fun du premier n’est pas autant présent, l’écriture est encore plus catastrophique, la mise en scène alterne certains bons moments et d’autres très discutables, les acteurs ne sont pas particulièrement bons, tout est poussif et donc peu crédible. Robert Hall, après avoir livré un intéressant mais encore très imparfait Fear Clinic, serait en train de préparer un troisième opus en forme de préquelle. Si cela signifie qu’il voudra nous expliquer encore plus, je préfère honnêtement en rester là !

Les plus

Toujours des effets à l’ancienne
Danielle Harris

Les moins

Un scénario peu intéressant
Un rythme mollasson
Parfois bien ridicule

En bref : Si le premier opus parvenait à divertir malgré ses défauts, cette suite ne fait pas les bons choix et se fait parfois ennuyeuse.

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