BABY DRIVER de Edgar Wright


BABY DRIVER

Titre original : Baby Driver
2017 – Etats Unis
Genre : Comédie d’action en musique
Réalisation : Edgar Wright
Musique : Steven Price
Scénario : Edgar Wright
Avec Ansel Elgort, Jon Bernthal, Kevin Spacey, Jon Hamm, Eiza Gonzales, Micah Howard, Lily James et Morgan Brown

Synopsis : Chauffeur pour des braqueurs de banque, Baby a un truc pour être le meilleur dans sa partie : il roule au rythme de sa propre playlist. Lorsqu’il rencontre la fille de ses rêves, Baby cherche à mettre fin à ses activités criminelles pour revenir dans le droit chemin. Mais il est forcé de travailler pour un grand patron du crime et le braquage tourne mal… Désormais, sa liberté, son avenir avec la fille qu’il aime et sa vie sont en jeu.

En un tout petit plus de 10 ans, le réalisateur britannique Edgar Wright a su se trouver des fans, et mieux, se créer un univers. Tout avait commencé avec la série Spaced, et sa rencontre avec Simon Pegg et Nick Frost. Entre eux trois, l’aventure dure toujours, et ils auront livrés des belles comédies geek, comme Shaun of the Dead et Hot Fuzz. Le problème par contre avec ce style revendiqué d’humour, c’est que c’est quitte ou double. Certains se marreront comme pas permis dessus, tandis que d’autres resteront à la porte de l’univers et se feront chier. Car autant Shaun of the Dead et Hot Fuzz étaient pour moi de franches réussites, autant Le Dernier Pub Avant la Fin du Monde m’avait totalement laissé de marbre. Mais Edgar Wright ne fait pas que tourner des comédies avec ses potes. En 2010, il avait livré Scott Pilgrim dans son coin. L’humour était toujours présent, tout comme l’aspect geek, mais le métrage était l’adaptation d’une bande dessinée, et surtout, était un film d’action mouvementé. Une franche réussite. 4 Ans plus Tard, le voilà qui revient avec Baby Driver, un film cool, toujours avec beaucoup de références, toujours avec de l’humour, mais avant tout un film d’action. Et Edgar Wright fait un choix judicieux et original, qui permet à son histoire, en soit ultra classique, de s’éloigner des films qui l’inspirent pour être un produit unique. Car on ne va pas se mentir, l’intérêt de Baby Driver ne réside pas dans son scénario, ultra classique, prévisible, et fortement inspiré par les maîtres étalons du genre, qu’ils soient récents (Drive de Nicolas Winding Refn en 2010) ou anciens (Driver de Walter Hill en 1979). Le choix payant de Baby Driver, c’est d’être rythmé par la musique, tout le temps. Notre héros, Baby, a ses playlist, et rythme sa vie en musique. Du coup, que ce soit des dialogues, des visites au café du coin, des fusillades ou des courses poursuites, tout est rythmé sur la musique du film, et autant le dire, celle-ci donne la pèche.

Baby est chauffeur pour des braqueurs de banque, il est le meilleur, tout simplement car tout est calqué sur la musique. Edgar Wright frappe fort puisque dés la scène d’ouverture, puis le générique, il en met plein la vue. Course poursuite, dérapages, coups de feux, tout est en musique, puis lorsque le générique débarque, notre personnage avance dans les rues au rythme de la musique, des tags dans la rue vont avec les paroles, tout comme certains gestes. Une réalisation donc comme souvent préparée au millimètre près et qui n’a pas le droit à l’erreur. Et les divers choix du réalisateur sont payants. Sa mise en scène est classe est impressionne, la musique est enjouée et donne clairement envie de bouger dans la salle de cinéma avec les personnages, les acteurs sont bons, l’humour est léger sans jamais être envahissant et prendre le pas sur ce que le film doit raconter et nous montrer. Et les fameuses courses poursuites du film, originales parfois, rythmées sur la musique, sont magnifiques, le réalisateur disant non aux CGI pour le plus grand bonheur des spectateurs. À l’image d’un Mad Max, Baby Driver nous montre de vraies poursuites, de vrais accidents, les acteurs conduisent vraiment les voitures (une des vidéos promos du film nous montre les acteurs qui prennent des cours de conduite). Baby Driver serait donc le film parfait que tous les spectateurs et critiques veulent voir pour une fois ?

Oui et non. Car s’il est indéniable que Baby Driver est une bouffée d’air frais, que le film donne la patate, nous donne envie de danser et chanter à l’image de Baby dans le film, que les poursuites sont géniales, et même que les acteurs sont bons, Edgar Wright ne parvient pas à cacher au-delà de son style que son métrage ne raconte rien de nouveau, et qu’il ne fait que nous offrir une histoire de braquage et de mafia que l’on a déjà vu plus d’une fois à l’écran. Si le métrage sort du lot, c’est par ces choix dans la forme, et pas dans le fond. De ce fait, l’ensemble est donc prévisible, tout comme l’histoire d’amour entre Baby et la serveuse Debora (jouée par Lily James), et même les quelques rebondissements et tension au sein de l’équipe sont prévisibles (même si le film réserve par moment quelques surprises). Mais contrairement au Dernier Pub… (The World’s End), Baby Driver m’aura malgré tout conquis. Son humour est léger MAIS fonctionne très bien, autant dans les gags visuels (les masques de Michael Myers) que auditifs (Was He Slow?) La mise en scène de Edgar Wright ainsi que le grand casting (Jon Hamm est énorme, Kevin Spacey plutôt attachant malgré son rôle de bad guy, Eiza Gonzales est sexy comme tout) font passer l’ensemble. Baby Driver n’est pas un chef d’oeuvre, il manque parfois d’originalité a pas mal de niveau, mais reste sans aucun doute le film de l’été.

Les plus

La bande son entrainante
Les acteurs, excellents
Les poursuites sans CGI
La forme qui rend le film unique

Les moins

Mais une histoire prévisible et déjà vu

 
En bref : Film de l’été, Baby Driver l’est. Il a su séduire grâce à son style, ses choix et son rythme. Cela permet de passer outre une intrigue que l’on connait déjà au final.

4 commentaires

    1. Il est en salles actuellement, sorti la dernière semaine de Juillet je crois bien 😉 Pourtant il y a eu pas mal de pubs et que des bonnes critiques. Si tu es curieux, il y a même la scène d’ouverture en qualité HD sur youtube, mais bon, ça te gâchera le plaisir de la découverte du début…

      1. Valérian… Luc Besson… Je n’attend plus rien de lui depuis Léon, donc depuis 20 ans, je n’y crois pas trop 😀 J’ai peut-être tort hein après, mais ça attendra sagement que ce soit sur Netflix dans quelques années pour moi. Bon sur ce….. je retourne à Persona 5, j’ai un jeu à platiner haha !

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