KAIDAN SHIN MIMIBUKURO: IGYÔ de Iguchi Noboru


KAIDAN SHIN MIMIBUKURO: IGYÔ

Titre original : 怪談新耳袋異形
2012 – Japon
Genre : Histoires de Fantômes
Réalisation : Iguchi Noboru
Musique : Fukuda Tasuhiko
Scénario : Tsugita Jun et Iguchi Noboru
Avec Wada Ayaka, Fukuda Kanon, Nakanishi Kana, Tamura Meimi, Takeuchi Akari, Katsuta Rina et Miwa Kôichi

Synopsis : Quatre histoires de fantômes réparties sur 2DVD de 50 minutes chacun. Des histoires variées pour faire peur, avec un monstre étrange caché dans une auberge, ou encore une poupée vengeresse.

Rien n’arrête Iguchi. Ces débuts sont loin, mais il ne renie pas pour autant d’où il vient, et il continue à livrer des produits à vitesse folle, quelle que soit la qualité (souvent moyenne, certes). On passe donc facilement d’un produit de commande à une pure série Z assumée. Parfois, ça fait rire, parfois, ça ennuie plus qu’autre chose, Iguchi ayant toujours eu un mal fou à gérer son rythme. Avec Kaidan Shin Mimibukuro : Igyô, on se dit que le format va venir corriger bien des défauts, puisqu’en deux DVD de 50 minutes chacun, Iguchi doit raconter 4 histoires. Donc en moyenne, 25 minutes par histoire. De quoi ne pas s’éparpiller et surtout ne pas traîner en longueur. Pas de sushis tueurs ici, ni de zombies péteurs qui s’envolent non. Il adapte ici, avec son compagnon Tsugita Jun au scénario, quatre histoires horrifiques, à la qualité et à l’intérêt variable. Il faut dire qu’étant un pur produit de commande, on lui met dans les pattes pour les six actrices principales des membres du groupe S/mileage. Ce n’est pas la première fois qu’Iguchi se retrouve à diriger des idoles, mais là, pour jouer la peur, autant le dire, elles ne s’en sortent absolument pas. Les voir figées et crier de peur fait plus rire qu’autre chose. Leur manière de surjouer la peur, la surprise, l’effroi ne fonctionne pas, et retire donc une partie de l’impact des histoires. Dans la première histoire, une jeune femme, après un photoshoot en forêt, se retrouve dans une auberge avec son agent. Mais une fois la nuit tombée, elle entend des bruits étranges provenant du placard de la chambre.

Malgré une interprétation discutable, cette première histoire s’en sort bien, parvenant à surprendre sur la fin, et montrant un Iguchi essayant de s’appliquer visuellement. Filtre bleuté, musique d’atmosphère plutôt sympathique, apparition du monstre dévoilé petit à petit qui fonctionne, et même une petite touche sanglante bienvenue avec une « douche » inhabituelle de sang. Pour le coup, j’y ai cru. 28 minutes au compteur, une dernière image classique mais prenante, et nous voilà embarqué pour la seconde histoire, qui oublie les petites auberges et la forêt pour nous envoyer en ville, dans un appartement où une jeune femme va vouloir cuisiner, en vain, dérangée par un monstre étrange alors qu’elle ne faisait qu’attendre sa sœur. Une histoire encore une fois intéressante, nous présentant un monstre original, rythmée (21 minutes en même temps), mais avec encore une fois une interprétation plutôt discutable. Le choix des idoles de S/mileage n’était clairement pas une bonne idée, que cette idée vienne d’Iguchi ou bien qu’elle lui soit imposée. Et c’est dommage, car encore une fois, le monstre de l’histoire fait mouche, tout comme quelques plans (les plans de l’œilleton, moi, ça me fait toujours penser à du Polanski). Ce premier DVD en tout cas s’en sort plutôt bien. Passons au second, avec deux nouvelles histoires, malheureusement de qualité moindre.

Comme si Iguchi s’était lui-même lassé de ses histoires, le second DVD est moins intéressant. Les mêmes défauts sont encore présents (ah ces « actrices »), les histoires font moins mouche, et Iguchi multiplie les plans sur… les pieds de ses actrices. La troisième histoire nous parle d’une commode maudite (oui oui mes enfants…) avec une vieille dame fantôme qui débarque la nuit. Une histoire qui aurait pu être grotesque (ce que Iguchi aime et en général maîtrise), mais qui entre Fukuda Kanon qui joue très mal, ses parents qui ont des réactions… discutables (pour rester gentil) en refilant la commode qu’ils savent maudite à leur fille, des plans sur des pieds et une histoire moins intéressante, cette troisième histoire n’a pas grand-chose pour elle. La dernière remonte un peu le niveau, sauf niveau interprétation puisque là, le groupe d’idoles est au complet… Malédiction ! Ça tombe bien puisqu’il est question de malédiction avec une poupée. Quelques idées intéressantes, mais quelques moments bien risibles, la faute encore une fois aux actrices. Quelle idée de crier et de devoir être paniquées si elles ont un large sourire au visage mon dieu ! Peut-être que les fans de ces idoles seront bien plus cléments, et prendront leur pied… sur tous ces plans de pieds, mais pour un film horrifique, cela fait tâche. Malgré tout, reconnaissons que l’ensemble est rythmé, et que certaines histoires intéressent. Le métrage dans son intégralité est même plutôt sympathique.

Les plus

Quelques histoires intéressantes
Le premier DVD, le meilleur
Certains moments grotesques
Jamais ennuyeux de par son format

Les moins

Les actrices
La troisième histoire, moins intéressante

 
En bref : Iguchi livre 4 histoires courtes à l’intérêt variable, mais plutôt sympathique dans l’ensemble, malgré six actrices qui jouent comme des quiches.

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