THE SNOW WHITE MURDER CASE (白ゆき姫殺人事件) de Nakamura Yoshihiro (2014)

THE SNOW WHITE MURDER CASE

Titre Original : Shiro Yuki Hime Satsujin Jiken – 白ゆき姫殺人事件
2014 – Japon
Genre : Policier
Durée : 2h06
Réalisation : Nakamura Yoshihiro
Musique : Yasukawa Goro
Scénario : Hayashi Tamio d’après Minato Kanae

Avec Inoue Mao, Ayano Gô, Nanao, Kaneko Nobuaki, Ono Erena, Tanimura Mitsuki, Kaniya Shihori, Daito Shunsuke, Renbutsu Misako et Sometani Shôta

Synopsis : Akahoshi Yuji reçoit un coup de téléphone d’une ancienne amie de l’époque du lycée, Kano Risako. Elle lui apprend qu’une collègue de travail à elle, dans une société de cosmétique, a été poignardée à mort et brûlée en forêt. Yuji va décider d’aller interviewer les collègues de la victime afin de mener sa petite enquête et de vendre ses informations aux chaînes de télévision afin de se faire un nom, en utilisant les réseaux sociaux pour glaner des informations et prévenir de l’avancement de ses recherches.

Après lecture du pitch, The Snow White Murder Case avait tous les éléments qu’il fallait pour attirer l’amateur de polars et autres intrigues policières. Un meurtre violent, des suspects et possibles témoins sur un lieu de travail, un journaliste qui va tout faire pour découvrir la vérité et aller interviewer collègues et amis d’enfance de la victime. 2h06 plus tard, et même si ce n’était pas catastrophique, je me dis finalement qu’il n’y avait sans doute pas matière à faire un long métrage aussi long sur une intrigue aussi simple et dans un sens, prévisible, et ce malgré les nombreuses bonnes idées de ce The Snow White Murder Case. Car oui, on le sait aujourd’hui, quand pendant 1h30, tout le monde croit que telle personne est coupable, ça ne peut qu’être une fausse piste, fausse piste qui sera donc mise en avant dans le dernier acte pour nous présenter le véritable coupable. Donc voilà, dés l’ouverture, le métrage nous présente la victime, Miki Noriko, retrouvée poignardé et brûlé en forêt. La presse en parle mais l’enquête ne semble pas bien avancer au niveau de la police. Jusqu’à ce que Kano Risako, une collègue de travail de la victime, ne contacte un vieil ami à elle, Akahoshi Yuji, qui se veut journaliste et critique (sur twitter…), pour lui donner quelques éléments qui l’a dérange. Un point de départ anodin qui va donner des envies de grandeur à notre journaliste en herbe, qui va alors prendre sa caméra, son téléphone sans cesse connecté à twitter, et qui va alors mener l’enquête, en interrogeant collègues, amis d’enfance, famille du principal suspect du meurtre, pour faire un peu bouger les choses. Mais surtout pour se faire bien voir et donner un coup de boost à sa carrière, on ne va pas se mentir.

The Snow White Murder Case part avec quelques bonnes idées dans sa poche. En s’ancrant de manière réaliste clairement dans notre société d’aujourd’hui, il met clairement en avant un des pires fléaux de l’information actuelle : l’envie de sensationnel pour faire du bruit et attirer du spectateur. Le film se permet par exemple au fur et à mesure de l’enquête d’afficher directement sur l’écran les commentaires et réactions des internautes, aux avis qui vont souvent changer radicalement au fur et à mesure des trouvailles, et montrant bien là un des principaux soucis de la démarche en elle-même. Déjà que ce n’est pas parce que la police galère ou que les autres journalistes ne trouvent rien que l’on fera mieux, en croyant sur parole le moindre témoignage. Et qu’évidemment, à la fois notre enquêteur principal en herbe que ses followers sur les réseaux sociaux manquent cruellement de recul et ne pensent jamais aux conséquences de leurs accusations, même lorsque ces dernières sont minces au possible. Le gros souci par contre, c’est que même si plastiquement propre (bien que trop propre, trop… télévisé), que certaines scènes fonctionnent (le final notamment) ou que certaines idées sont pertinentes et actuelles, et bien The Snow White Murder Case ne raconte finalement jamais véritablement une histoire palpitante. On a plus souvent affaire à un drame qu’à une véritable enquête. Tout cela manque de rebondissements, de surprises, c’est le plus souvent extrêmement verbal et prévisible au final dans son approche.

Même si du coup, ironiquement, les deux personnages les plus intéressants, et les deux qui feront un tant soit peu bouger les choses et surtout qui oseront remettre en doute très tôt les paroles de notre journaliste en herbe seront les deux personnages cruciaux les moins présents dans le dit métrage, et donc dans l’intrigue elle-même. Ironiquement, ce seront deux acteurs que j’apprécie énormément d’ailleurs. Le premier, enfin, la première, ce sera Tanimura Mitsuki, aussi à l’aise dans des petits rôles dans de grosses productions donc que dans des rôles principaux dans des plus petites et modestes productions (Salvage Mice, Torihada, The Chasing World), qui jouera une amie d’enfance de la principale accusée, et qui donc n’hésitera pas à remettre en cause les allégations du journaliste et du public. Le second, ce sera Sometani Shôta, jouant un ami du journaliste, qui lancera ni vu ni connu une des phrases les plus pertinentes et intéressantes du dit métrage : faut-il croire aveuglément les paroles des interviewés et forcément donc partir dans cette direction ? Simple, mais intéressant vu que contrairement à Minori (Tanimura Mitsuki), il n’a aucun lien direct avec la victime ou la possible coupable, mais juste du recul face aux événements. Mais ces deux personnages, ils ont en tout et pour tout une dizaine de minutes de présence à l’écran, pas plus. Et du coup, l’intérêt pour moi retomba vite, quand l’intrigue reprendra son petit bonhomme de chemin. Et ce jusqu’au dernier acte, mettant en lumière la vérité, et un court épilogue simple, et plutôt touchant. Mais sur la durée, le film ne m’aura pas totalement convaincu. Il y a de l’idée, c’était possiblement intéressant, mais ça ne fonctionne pas toujours, et ça ne méritait clairement pas aussi long.

Les plus

Un point de vue au départ pas inintéressant
Le dernier acte du film
Tanimura Mitsuki et Sometani Shôta

Les moins

Manque de rebondissements
Le film manque de surprises aussi
Trop long pour une intrigue aussi simple

En bref : Avec ses 2h06 au compteur, The Snow White Murder Case étire un peu son concept et met beaucoup trop de temps avant de jouer ses meilleures cartes. Trop long, pas toujours palpitant, mais malgré tout regardable.

A FEW WORDS IN ENGLISH
THE GOOD THE BAD
♥ An initially interesting point of view
♥ The last act of the film
♥ Tanimura Mitsuki and Sometani Shota
⊗ Lack of twists
⊗ The film lacks surprises too
⊗ Too long for such a simple plot
With its 126 minutes, The Snow White Murder Case stretches its concept a bit and takes way too long to use its best cards. Too long, not always thrilling, but still watchable and with many interesting ideas.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *