THE WEREWOLF GAME: MAD LAND (人狼ゲーム マッドランド) de Ayabe Shinya (2017)

THE WEREWOLF GAME: MAD LAND

Titre Original : Jinroh Gemu Maddo Rando – 人狼ゲーム マッドランド
2017 – Japon
Genre : Suspense
Durée : 1h37
Réalisation : Ayabe Shinya
Scénario : Ayabe Shinya et Kawakami Ryo

Avec Asakawa Nana, Matsunaga Arisa, Sana Hiroki, Hasegawa Nina, Iida Yuma, Kadoshita Shutaro, Konishita Manaka, Kurihara Goro, Masahima Shuto et Sakata Shogo

Synopsis : Moe Koike et neuf autres lycéens sont enlevés et séquestrés pour être forcés à participer à un jeu du loup-garou sous l’œil de caméras de surveillance. Les joueurs sont divisés en plusieurs catégories : un loup-garou, deux villageois, qui disposent pour l’un d’un pouvoir de voyance et pour l’autre d’un pouvoir de protection, plus sept « fous », qui comptent comme des villageois mais gagnent quand le loup-garou gagne. Cent millions de yens pour le ou les vainqueurs, la mort pour les autres.

Rien n’arrête la saga The Werewolf Game, et après tout, pourquoi pas, avec son concept déclinable à l’infini, seuls les personnages viennent alors changer la formule. Ou en réalité, les quelques règles et rôles que l’on donne à ces personnages. Après deux premiers opus allant du moyen au bon, la saga a trouvé alors son réalisateur avec Ayabe Shinya, ancien assistant de Sono Sion, qui depuis le troisième opus, Crazy Fox, se sera occupé de la saga jusqu’à l’opus Inferno en 2018. Cinq opus pour lui, en tant que réalisateur mais également coscénariste donc. Comme son prédécesseur par contre, il aura tâtonné, avec un premier épisode peu glorieux, voir peu intéressant (Crazy Fox), puis un bien meilleur opus (Prison Break). Puis vient début 2017 le cinquième opus, Lovers (que je n’ai pas). Comme les films ne se suivent pas vraiment, je passe donc directement au sixième opus, sortant sur les écrans Japonais en Septembre 2017, Mad Land. Qu’est-ce que l’équipe va bien aller imaginer pour renouveler une formule en soit simple, surtout quand les métrages sont toujours tournés dans les mêmes décors, un bâtiment finalement assez vide (et donc non cinématographique ?) ? Et bien, le scénario a la bonne idée de redistribuer intégralement les cartes ! Ainsi, il n’y a qu’un seul loup-garou, seulement deux villageois, et tous les autres sont des villageois fous, sans rôle vraiment particuliers, mais qui peuvent gagner la partie si le loup parvient à éliminer les deux villageois, qui sont donc le prophète et le garde du corps (qui peut protéger une personne par soir, sauf elle-même). Et en plus, dans le rôle de ce fameux protecteur, je retrouve la petite Asakawa Nana, qui m’avait assez surpris pour Black Maiden Chapter Q et A, ainsi que dans les délires sanglants (certes peu glorieux mais divertissants) que furent Bloody Chainsaw Girl Returns 1 et 2.

Bref, j’étais confiant, et même si visuellement ce n’est toujours pas la joie, en termes de contenu, il y a assez de nouveauté pour changer totalement le jeu, puisque le but ne devient pas pour le groupe de trouver le loup-garou et de le tuer, mais plutôt de le protéger, puisque sur 10 personnages, 7 sont des villageois fous, et donc, des personnages qui survivent si le loup gagne. Le reste ne change pas, une personne doit être votée et tuée tous les soirs, tandis que le loup peut sortir entre minuit et 2 heures du matin tous les jours pour tuer quelqu’un. Du tout bon donc, puisque le loup a toutes les raisons du monde de révéler son identité dés le départ, justement pour être protégé. Et comme souvent, plusieurs personnages vont affirmer être le loup, pour différentes raisons. Rester en vie tout simplement pour certains, ou, nouveauté, se mettre les autres à ses pieds pour d’autres. Malheureusement, cette idée, bonne sur le papier, devient durant les 45 premières minutes assez insupportable à l’écran, tant les personnages sont des têtes à claques que l’on veut étrangler. Le tout n’est pas aidé par la pauvreté visuelle habituelle de la série, avec ces décors plutôt vides, même si on a vu pire dans la saga. Rien à redire par contre, l’habillage sonore de la saga est toujours au top, avec des musiques et des bruitages très discrets mais toujours dans le bon ton et parvenant à instaurer un peu de tension. Est-ce que ça suffit pour refaire une partie de loup-garou en étant motivé ? Pas vraiment. Encore une fois, les idées sont là, le budget toujours pas, mais le gros souci ici est clairement l’écriture des personnages, avec la moitié étant totalement transparents, et l’autre moitié étant insupportables. Evidemment, comme dans tous les films du genre, le nombre de personnages va diminuer, et du coup le film s’améliorer sur la fin.

Sur le papier pourtant, voir des personnages abuser de leur rôle, être en position de force, et voir les autres se rabaisser pour ne pas être la cible du soir, ce n’est pas inintéressant, et c’est même un développement plutôt logique avec les rôles inversés ce coup-ci. Mais non, il y a des baffes qui se perdent, ça crie, ça gesticule, ça meurt, et la sauce ne prend pas. La sauce prend enfin lorsque pas mal de personnages ne sont plus là (les plus énervants donc) et que le rôle de quasiment tous les personnages est révélé, et que le but ne devient alors que de tromper les autres d’une manière ou une autre pour mettre toutes les chances de son côté. Il est juste dommage qu’il faille attendre en réalité un bon 45 voir 50 minutes pour que Mad Land devienne intéressant. Le réalisateur avait de belles cartes en main, mais n’a pas su les utiliser, pas aidé par son coscénariste, et par des acteurs, parfois à la ramasse pour certains. Surtout au début. Un constat donc extrêmement mitigé. La saga est-elle dans une impasse, à force de toujours utiliser les mêmes décors, d’avoir toujours un budget assez bas, une formule qui certes évolue mais reste grosso modo la même ? Possible !

Les plus

Sur le papier, de bons concepts
Asakawa Nana, je l’aime bien moi !
La dernière partie est sympathique

Les moins

Des personnages parfois énervants
Pas mal d’acteurs moyens, voir mauvais
Toujours ce côté fauché visuellement
La première partie, parfois énervante

En bref : Malgré de bonnes idées, cet opus Mad Land se plante à moitié, la faute à des personnages ratés et un concept qui visuellement ressemble comme deux gouttes d’eau à tous les autres. La dernière partie relève le niveau, mais ça reste un opus assez faible.

A FEW WORDS IN ENGLISH
THE GOOD THE BAD
♥ On paper, some good ideas
♥ Asakawa Nana, I like her!
♥ The last part is nice
⊗ You want to punch many characters
⊗ A few bad actors
⊗ Still looking cheap visually
⊗ The first part, annoying at times
Despite a few good ideas, Mad Land is half good, half bad. Some bad characters and a movie looking like all the previous ones are at fault here. The last part is better, but it’s not enough.

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