THE BRIDGE CURSE 2: THE EXTRICATION
Sortie : 9 Octobre 2023
Genre : Ces universités mal famées
Studio : Softstar
Éditeur : PQube
Joué et testé sur : Playstation 5
Existe sur : Playstation 4 et 5, PC, Xbox Series, Xbox One, Nintendo Switch
Synopsis : Le joueur prend le contrôle de quatre personnages différents durant l’événement Carnival of Horror de l’université Wen Hua. Mais évidemment, des esprits rôdent…




The Bridge Curse premier du nom n’était pas un grand jeu horrifique, mais pour un jeu en provenance de Taïwan, il avait clairement plusieurs mérites. Comme celui de nous présenter un folklore et des légendes que l’on connait peu. Et ce malgré des défauts gênants. Comme un gameplay qui se résumait le plus souvent à fuir et se cacher, qui commence sérieusement à lasser à force de le voir dans chaque petit jeu horrifique, des moments un peu cryptiques qui pouvaient faire tourner en rond le temps de comprendre ce qu’il fallait faire, et surtout, des moments injustes qui devenaient frustrants. Comme lors de l’ouverture, qui m’aura valu un game over après seulement trois minutes de jeu, lorsque le jeu nous balance sans réel avertissement dans une course poursuite, et son final avec plusieurs éléments à récupérer dans un lieu assez vaste où un ennemi nous pourchasse sans relâche. Mais j’ai un grand cœur, et lorsque l’éditeur PQube a annoncé vouloir sortir la suite, j’étais aux anges, surtout qu’ils annonçaient la sortie presque pour le même moment de White Day 2. Bon, on a bien vu ce qu’a donné ce dernier, c’était catastrophique. Mais pour The Bridge Curse 2, j’avais un peu espoir. Seulement quelques années séparaient les deux titres, nous offrant donc la même équipe derrière les jeux, qui a pu apprendre de ses erreurs. Pas comme White Day 2 qui débarquait donc 20 ans après le premier jeu. Et puis, puisque les jeux sortent presque en même temps que les films du même nom avec lesquels ils sont plus ou moins liés, le second film m’était apparu comme supérieur. Tous les signaux étaient au vert. Dommage donc au final que l’expérience The Bridge Curse 2 fut, dans les grandes lignes, absolument identique au premier jeu.




Nous y incarnons une nouvelle fois plusieurs personnages dans un lieu unique, une nouvelle université, de nuit, alors que de dangereux esprits rôdent et que l’intrigue va révéler quelque chose de bien plus complexe. Il faudra donc toujours courir, se cacher, être le plus discret possible. Au moins, ce coup-ci, le jeu ne nous balance pas face au danger quelques minutes après que l’on ne contrôle notre avatar, le premier ennemi du jeu qu’il faudra éviter étant un gardien de sécurité, alors que l’on s’infiltre de nuit dans une université pour obtenir quelques informations. Une menace simple, tangible, et qui rend un game over moins punitif, moins « définitif » au bout du compte. Pour le reste, nous sommes clairement en terrain connu, puisque le gameplay est identique au premier jeu, à l’exception que là on l’on cherchait une sorte d’épée magique dans le premier, nous sommes ici en possession d’une lampe magique, pouvant faire apparaître des objets et faire disparaitre des éléments de notre chemin pour continuer à avancer. Pour le reste, oui, il faudra toujours être discret, tenter de se cacher derrière des objets, sous des tables, dans des casiers, pour fuir des menaces, humaines parfois, surnaturelles souvent. Et la première menace non humaine, elle apparait finalement assez rapidement dans l’aventure, nous forçant à traverser tout un réfectoire en évitant notre ennemi, tout en se servant de notre lampe pour déblayer le terrain, ce qui va donc nous ralentir fortement. Et amener mon premier game over il est vrai. Mais dans les faits, cette suite m’est apparue comme ayant une difficulté un peu mieux dosée. Dans les grandes lignes, puisque quelques moments de grande frustration s’inviteront une nouvelle fois dans le récit, notamment lors de l’immense zone finale, frustrante jusqu’à ce que l’on arrive enfin à se repérer, mais aussi face à certaines énigmes un brin tordues.




Pour le reste, c’est comme le premier jeu, en un peu plus diversifié, l’université étant ici plus grande, plus variée, et la même chose peut être dite de la part des ennemis, puisque si vous avez vu le second film, vous avez déjà une idée de ce qui va vous attendre, entre la classique fille aux cheveux longs, la scène des mannequins où il faudra avancer dans une salle de gym dans une version meurtrière d’un deux trois soleil, sans oublier quelques créatures bien plus grandes et dangereuses par la suite. En gros, sans être d’une grande originalité, ça fait clairement le boulot, et on alterne donc cache-cache, fuite et énigmes. Les personnages sont, ce coup-ci, plus variés également, puisque si l’on commence le jeu dans la peau d’une journaliste un brin curieuse et qui n’a dans les faits rien à faire dans l’université de nuit, la suite nous place dans la peau de plusieurs autres personnages, notamment des étudiants se servant des lieux pour filmer une vidéo mettant en avant les légendes urbaines entourant les lieux. Evidemment, surtout dans un jeu horrifique, c’est un très mauvaise idée qui tourne mal. Le casting est certes plus varié que le premier jeu, mais on n’échappera pas encore à des réactions parfois surréalistes de la part de certains, et à un personnage en particulier, le rigolo de la bande, que l’on veut baffer dès que cela est humainement possible.




Pour ce qui est du facteur frustration, il faut bien parler, en plus du final labyrinthique, du moment où l’on doit éviter un ennemi qui danse dans une salle de bal, mais qui a la fâcheuse manie d’apparaitre et de disparaitre à des endroits différents, ce qui peut, en fonction de votre placement et de vos déplacements, être fatal, et donc, énervant, car injuste. Pour le reste heureusement, on est clairement dans une suite qui n’a pas évoluée, mais qui donc conserve également les qualités de son ainé. Le folklore est intéressant, les histoires vraies et légendes urbaines derrière l’intrigue sont passionnantes, certains moments s’avèrent bien flippants il est vrai, et malgré le facteur frustration, les checkpoints sont en général assez nombreux et placés de manière plutôt généreuse pour ne pas trop faire rager le joueur, et tant mieux. Techniquement, il ne faudra pas attendre des merveilles, puisque le jeu semble clairement identique à son prédécesseur. Mêmes graphismes, même ton, animations identiques, même en réalité les bruitages et l’ambiance sonore semblent totalement identiques. Ou du moins, dans la continuité logique. Du coup, pour faire simple, The Bridge Curse 2, si vous avez fait et apprécié le premier jeu, est un jeu pour vous. Il ne renouvelle rien, n’innove en rien, mécaniquement ou techniquement, mais prolonge l’aventure avec de nouvelles légendes et personnages. De quoi continuer de se plonger donc dans un folklore agréable et rarement en avant. Surtout que là aussi comme le premier jeu, la durée de vie n’abuse pas et ne nous fera pas déambuler trop longtemps aux côtés des esprits de l’université. Juste ce qu’il faut pour être efficace, divertir, et nous faire ranger le jeu dans sa boite.

Les plus
Nous sommes en terrain connu
Identique au premier jeu
Un peu plus varié, en environnements et ennemis
L’histoire reste intéressante
Court et divertissant
Les moins
Encore quelques moments frustrants
Quelques personnages aux réactions étranges
Certaines énigmes un poil trop tordues
En bref : Nouvelle université, nouvelle bande de personnages, pour un jeu au final très similaire au premier The Bridge Curse, bien que sans doute un poil plus varié dans son action, son déroulement et ses légendes. Les deux jeux sont en tout cas très similaires, et donc, très plaisants à faire malgré leurs défauts.




