PARASITE DOCTOR SUZUNE: GENESIS (寄性獣医・鈴音) de Kaneda Ryu (2011)

PARASITE DOCTOR SUZUNE: GENESIS

Titre original : Kisei Jui – Suzune : Genesis – 寄性獣医・鈴音
2011 – Japon
Genre : Fantastique / Érotique
Durée : 1h12
Réalisation : Kaneda Ryu
Musique : –
Scénario : Fujioka Yoshinobu d’après Haruki

Avec Yoshii Rei, Jagurazaka Megumi, Hotaru Yukijiro, Kinoshita Houka, Takano Hassei et Kuranuki Masahiro

Synopsis : Des parasites s’infiltrent dans le corps humain, faisant augmenter leurs pouvoirs et leurs désirs sexuels. Travaillant pour un vétérinaire, le docteur Suzune travaille activement à l’éradication des parasites. Elle apprend qu’une grosse organisation est derrière les parasites et que son père, disparu lorsqu’elle était enfant, était connecté à ce groupe.

Film en deux parties (Genesis et Evolution), Parasite Doctor Suzune était à la base un manga sur téléphone portable. La preuve que l’inspiration peut venir de partout, et surtout, que tous les supports finissent par être adaptés au cinéma, ou du moins, en vidéo. Mix entre l’érotisme et le fantastique (avec quelques tentacules bien entendu), il n’y avait bien qu’au Japon que l’on pouvait voir ça. Et mon expérience en la matière s’étant limitée au très mauvais Angel of Darkness, c’est plutôt perplexe et craintif que je me suis lancé dans la vision de ce premier opus. Quelle ne fut ma surprise en posant mon regard sur la scène d’ouverture, réalisée avec sérieux et à l’ambiance travaillée, où nous découvrons le passé de Suzune, fuyant la maison familiale alors qu’un homme armé menace son père, le tout sous la pluie battante. Bande son adéquate, beaux éclairages, acteurs qui ne parlent pas mais sont dans le bon ton, le début obsède, et donne envie de continuer la lecture. Nous retrouvons Suzune adulte, toujours avec une blouse blanche et une tenue de cuir en dessous faisant apparaître sa généreuse poitrine, et le film prend directement ensuite un ton un peu plus comique, avec le viol… d’un homme d’affaire par… sa secrétaire. Qui a dit que les violeurs étaient tous des hommes ? Suzune intervient, sauvant la jeune femme, victime d’un parasite, et cette jolie scène aboutie sur le boss et la secrétaire se dévoilant alors leur amour. Le rire est au rendez-vous, mais ce genre de scènes seront finalement plutôt rares, le film se voulant avant tout sérieux, et parfois même dramatique.

Le choix du réalisateur et du scénariste va-t-il fonctionner. Et bien, la plupart du temps, oui, malgré des fausses notes comiques, volontaires ou non, faisant basculer le métrage. Si par exemple Suzune s’avère totalement convaincante dans son rôle, assez froide et distante, solitaire, souffrant de son passé, on ne pourra pas toujours en dire autant des autres personnages, notamment le vétérinaire qui lui sert de père adoptif, et de boss, s’en donnant notamment à cœur joie lorsqu’il faut jouer la peur. Le réalisateur fait également un bon choix en ce qui concerne les effets spéciaux, préférant les effets spéciaux sur le plateau aux effets numériques souvent ratés dans ce genre de production. L’ensemble a certes un aspect très « plastique »  mais c’est également ce qui lui donne son charme au final, surtout que le réalisateur n’abuse pas toujours de ses effets, mais parvient à rythmer son récit entre scènes gentiment érotiques, plans coquins, scènes d’action et apparitions de parasites en plastique.

Bien entendu, par moment, il se heurte aux limites de son budget, les scènes d’action manquent d’ampleur (ou de vrais artistes martiaux), mais on sent toujours derrière une volonté de vouloir bien faire qui fait franchement plaisir. D’autant que sur sa très courte durée (1h11) pour ce premier opus, le réalisateur ne perd que très rarement de temps en bavardages inutiles et préfère aller directement à l’essentiel, si bien que malgré ses défauts, on ne s’ennuie pas un seul instant. Quand en plus, malgré ses limites, la réalisation est plutôt travaillée et esthétique, on passe un franchement bon moment, qui nous donne envie d’enchaîner assez rapidement sur le second opus pour savoir la fin de l’histoire, en espérant y retrouver les mêmes qualités, voir plus, mais assurément pas moins (comme pour Uniform Survival 2 qui était un pétard mouillé au final). Une bonne surprise.

Les plus

Une mise en scène réussie
De bons acteurs en général
Jamais ennuyeux

Les moins

Quelques moments moins maîtrisés
Atteint souvent ses limites
Que la première partie !

 

En bref : Cette première partie surprend. Pas si érotique que ça, l’histoire se suit avec plaisir et l’ensemble est emballé avec sérieux, ce qui fait plaisir à voir.

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