FORTRESS 2 : RÉINCARCÉRATION (Fortress 2: Re-Entry) de Geoff Murphy (2000)

FORTRESS 2 : RÉINCARCÉRATION

Titre original : Fortress 2: Re-Entry
2000 – Etats Unis
Genre : Science Fiction
Durée : 1h32
Réalisation : Geoff Murphy
Musique : Christopher Franke
Scénario : Troy Neighbors, Steven Feinberg, John Flock et Peter Doyle

Avec Christophe Lambert, Patrick Malahide, Liz May Brice, Gaëtan Wenders, Aidan Rea, Pam Grier et Beth Toussaint

Synopsis : Depuis sa spectaculaire évasion de la prison Men-Tel, John Brennick se terre avec sa femme et son fils au cœur d’une forêt. Malgré les années, le puissant consortium n’a pas renoncé à pourchasser celui qui a osé triompher de son fleuron technologique carcéral. Pour permettre à sa femme et à son fils de fuir, John se sacrifie et retombe aux mains de Men-Tel. La prison, dirigée par la sulfureuse Susan Mendenhall, se trouve désormais sur une station spatiale. Mais John Brennick l’a déjà prouvé dans le passé : aucun système n’est infaillible.

En 1992, Stuart Gordon signait Fortress. Une série B qui a connue beaucoup de changements entre sa mise en chantier et le produit terminé, mais qui s’avérait au final plutôt solide. Et avec Gordon aux commandes, une série B avec une âme surtout. Si bien que malgré son côté fauché, l’œuvre était attachante. La fin des années 90 et le début des années 2000 par contre, pour Christophe Lambert, c’est un peu la désolation absolue. Beowulf en 1999, puis en 2000, deux suites d’anciens succès, j’ai nommé Highlander Endgame (aie) et ce Fortress 2 qui nous intéresse. Fortress 2 donc, une suite tardive, ce qui n’est rarement bon signe, reprenant Christophe Lambert dans le rôle de John Brennick et puis… c’est tout ! Enfin c’est tout, non, puisque le scénario n’est au final qu’un copier coller du premier opus, l’énergie, l’envie, les idées et le propos en moins. John est donc capturé de nouveau, envoyé dans une nouvelle prison, encore gérée par un homme un peu fou et une intelligence artificielle. On aura encore une fois une tentative d’évasion ratée, quelques moments passés en isolement, une équipe, des morts, des traitres, et puis finalement, ouf, on s’évade. Mais cette fois-ci, attention, la prison n’est pas sous terre, non ça c’est trop années 90. Non, la prison sera IN SPACE ! Bordel, après avoir envoyés dans l’espace Pinhead, Leprechaun, c’est Christophe Lambert !!! Pas de bol notre Cricri national !

Bon, on va faire simple, si Fortress premier du nom était une honnête série B, avec un propos, un méchant joué par un acteur qui a la classe, un visuel pas dégueu malgré un budget que l’on sentait limité, avec en plus Jeffrey Combs en second rôle, plus des scènes bien violentes, et bien Fortress 2 en est l’opposé ! On naviguerait presque dans le nanar d’ailleurs ! Presque car Fortress 2 se prend un peu trop souvent au sérieux malheureusement. Lambert est donc envoyé dans une prison, et là attention, ALERTE CLICHÉS ! On aura le gentil gardien, le gardien sadique (et Japonais putain, attention), les Russes méchants qui complotent, le noir blagueur, la nana qui accepte de se faire filmer 4 minutes à poil sous la douche pour attirer l’attention des gardes, un cafard intelligent sur qui on place une caméra, un gros bras qui doit mourir vite… Oui, clichés ! Et parmi tout ces clichés, on a Lambert qui a l’air de se faire chier, tellement il balance peu son rire, et Pam Grier venue tourner quelques scènes pour sans doute payer sa nouvelle voiture ! Et le pire, c’est que le réalisateur a l’air d’y croire, et ce n’est d’ailleurs pas la première fois qu’il se frotte à la science fiction, puisqu’il avait livré Freejack en 1992. Et pas la première fois qu’il se frotte au mauvais film, puisqu’il avait dirigé Steven Seagal dans Pièges à Grande Vitesse. Mais il aura beau y croire, le souci, c’est que son scénario, il est cliché, et que le film, il manque d’argent.

Oui, c’est le futur, l’espace, la prison ! Enfin, trois couloirs vides, une cellule vide, deux bureaux (vides), et puis merde c’est tout ! La majeure partie du temps, Fortress 2 prend l’apparence d’un sombre navet, chiant, cliché, prévisible, mal joué (mal doublé en VF). Mais heureusement, il y a la fin, c’est-à-dire l’évasion. Là, les scénaristes (un des scénaristes est le producteur du premier… il fallait pas lui laisser le stylo !!!) ont du fumer quelque chose de fort, car ça vaut de l’or. On apprend donc que si on balance Christophe Lambert dans l’espace, pas de souci, en retenant sa respiration et en piratant la porte depuis l’extérieur, il pourra revenir juste en saignant du nez ! Il est fort je vous le dis ! On apprendra aussi pleins de trucs, comme par exemple que le numérique sans argent, c’est moche et pas naturel. Que faire courir Lambert dans le même couloir vide, si on change l’angle, ça reste toujours le même couloir vide. Que l’électricité bien kitch à l’écran, ce n’est pas que pour les années 80, on peut aussi en rajouter en post prod en 2000, et surtout, que l’utilisation de mannequin en mousse pour les chutes, ça le fait toujours pas et ça se remarque toujours ! Alors quand le final, c’est un gros concentré de n’importe quoi comme là, ben on rigole, enfin ! Maigre consolation après tant d’ennui, et surtout maigre consolation quand on sait que Fortress en 1992, c’était sympa, et on a même envie de dire plus que sympa quand on voit sa suite !

Les plus
Le final total nawak
Les moins
Les clichés en pagaille
C’est fauché mon dieu
Les CGI bien moches
Un peu nul et chiant en fait

En bref : Fortress était une solide série B. Sa suite n’est même pas un solide nanar. Sauf son final à toute épreuve. Totalement dispensable !

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