HARRY POTTER A L’ECOLE DES SORCIERS (Harry Potter and the Philosopher’s Stone) de Chris Columbus (2001)

HARRY POTTER A L’ECOLE DES SORCIERS

Titre Original : Harry Potter and the Philosopher’s Stone
2001 – Angleterre / Etats Unis
Genre : Aventures
Durée : 2h32
Réalisation : Chris Columbus
Musique : John Williams
Scénario : Steve Kloves d’après J.K. Rowling

Avec Daniel Radcliffe, Rupert Grint, Emma Watson, Richard Harris, Maggie Smith, Robbie Coltrane, Fiona Shaw, Harry Melling, Richard Griffiths, Ian Hart, Warwick Davis, John Hurt et Bonnie Wright

Synopsis : Ayant été gardé dans l’ignorance de son passé, Harry Potter rejoint la prestigieuse école de sorcellerie de Poudlard. Avec l’aide de Ron et Hermione, ils découvrent que le château renferme un terrible pouvoir prêt à être libéré.

Je n’ai jamais été particulièrement attiré par Harry Potter. Que ce soit les livres, ou les films. Ou les jeux. Mais voilà, parfois, pour la culture. 2026 sera donc pour moi l’année d’Harry Potter. Non pas car Warner (future Paramount) prépare une série pour Noël, mais car je me lance dans la saga de huit films, tout en faisant, à côté, le récent jeu vidéo, Hogwart’s Legacy. Car oui, en Français, l’école s’appelle Poudlard, en Anglais, elle s’appelle Hogwart. La magie des traductions. Alors donc, replongeons, ou plongeons dans l’univers d’Harry Potter, avec le premier film, datant de 2001, et que j’avais, comme les deux suivants, vu à l’époque, sans en garder de grands souvenirs, si ce n’est que les deux premiers opus signés Chris Columbus (scénariste de Gremlins, réalisateur de Maman j’ai Raté l’Avion) étaient des films pour enfants. Verdict plus de 20 ans après la sortie ? Ce premier film est bel et bien un film pour enfant. Je ne suis donc aucunement le public visé, déjà à l’époque où j’étais un adolescent déjà bien rebelle en 2001. Mais est-ce un mauvais film pour enfant ? Là, force est de constater qu’en étant un minimum objectif, ce premier opus est loin d’être mauvais. Même si propre, même si très lisse, même si sans génie dans sa mise en scène, Harry Potter à l’école des Sorciers est au final une bonne mise en bouche. Nous y découvrons donc les personnages principaux importants de la saga (bien que d’autres viendront par la suite), avec forcément le trio de tête qui débutait à l’époque, Daniel Radcliffe en Harry Potter, Rupert Grint en Ron et Emma Watson en Hermionne, quelques autres débutants à leurs côtés, comme Bonnie Wright qui gagnera de l’importance plus tard en Ginny, la soeur de Ron, et d’autres élèves (Matthew Lewis en Neville, Tom Felton en Draco), mais aussi les adultes et professeurs autour d’eux qui gagneront de l’importance (ou non) au fur et à mesure, comme le proviseur Dumbledore, le professeur McGonagall (Maggie Smith), et bien entendu, Hagrid (Robbie Coltrane) et Snape (Alan Riclman). Une chose est sûre, le casting a de quoi attirer, entre nouvelles têtes et valeurs sûres, avec parfois même des rôles minuscules confiés à des têtes connues.

On reconnaîtra par exemple avec amusement John Cleese jouant un fantôme se baladant dans l’école, ou bien John Hurt en vendeur de baguette. Je ne vous ferais pas l’affront de vous raconter l’histoire d’Harry Potter, mais bon, pour un minimum de contexte, nous suivons Harry lors de sa première année à Poudlard, avec au programme, des cours de magie, des sorts, des balais volants, des baguettes, des secrets familiaux, un méchant qu’on va longtemps nous teaser, des profs parfaitement identifiables, des amitiés fortes. Tout un programme pour un film pour enfant qui en soit, malgré ses 2h32 au compteur, fonctionne bien, et se suit bien, bien que tout n’y soit pas parfait. Le film semble extrêmement fidèle par exemple au roman, ce qui lui donne par moment un rythme un peu bancal, comme si certains détails auraient clairement pu être coupés. Alors oui, cela donne de la cohérence générale à l’univers, cela donne également un récit simple, et surtout, avec des péripéties cohérentes et un final qui a du sens (oui ce ne sera pas toujours le cas par la suite), mais il aurait été tout de même assez simple de raccourcir quelques moments, comme le quotidien d’Harry avant qu’il n’entre à l’école, ou même de raccourcir certains cours. Les enlever n’aurait rien retiré à la compréhension du récit, de l’univers et des personnages. L’équipe aurait-elle eu peur de couper des passages dans un roman pas si long, pour en préserver la quasi intégralité et ainsi être sûr de faire plaisir aux fans ? Possible, car en 2001, si la saga de livre était célèbre, ce n’était pas sûr que l’engouement allait continuer au cinéma. La Warner aurait malgré tout financée le projet à hauteur de 125 millions pour s’assurer un rendu convaincant (bon, ce ne sera pas toujours le cas). Un investissement donc risqué… qui aura payé, ce premier film ayant dépassé le milliard au box-office. Oui, en 2001, on pourrait déjà parler de milliards ! Investissement donc rentable. Mais bon, je chipote, car malgré tout, ce premier opus se suit très bien. Là où l’on pourrait par contre être déjà bien plus critique, c’est en réalité sur le reste.

Le casting par exemple, si les adultes sont bons, voire très bons, pour les enfants, c’est souvent plus compliqué. Alors oui, beaucoup débutaient donc on ne leur jettera pas la pierre, mais c’est extrêmement inégal. Au moins, l’alchimie entre les acteurs fonctionne, ça, on y croit. Même constat pour les effets spéciaux. Quand on a des décors construits en dur, ou un peu de magie censé nous éblouir, ça fonctionne. Mais dès lors que ça devient plus compliqué ou qu’il faut en mettre plein la gueule, ça pique un peu plus les yeux aujourd’hui, comme ce tournoi de Quiddich (le sport sur des balais), qui pique un peu. Et bien sûr, on peut dire exactement la même chose de la mise en scène de Chris Columbus. C’est propre, sans grosses fausses notes, mais c’est aussi très lisse, ça ne tente jamais rien, un peu comme si le réalisateur se contentait de filmer les pages du livre, ou alors ses acteurs parler, pour les laisser s’exprimer. C’est simple, voire simpliste, et ça n’aide pas à donner une âme à ce premier volet. Volet pourtant adulé, sans doute pour deux raisons. La première étant sa grosse fidélité avec le roman, la seconde étant, forcément, la nostalgie, pour tout un tas de personne ayant grandis avec les romans et les films. Mais encore une fois, je ne leur jetterais pas non plus la pierre, car au final, malgré la non-prise de risque, le côté lisse de la mise en scène, certains effets ratés, certains acteurs à la ramasse, et bien à côté, nous découvrons un univers complexe et cohérent, des personnages (et acteurs) que l’on va voir grandir durant des années, et nous avons là un film pour enfants certes mais fait avec sérieux et en prenant ce genre de cinéma avec sérieux. Imaginez un peu ce qui se serait passé si Harry Potter avait été confié à Robert Rodriguez. Oui, repensez à sa saga pour enfants Spy Kids, et pleurez ! Et forcément aussi, en tant que tout premier film de la saga, le métrage de Columbus pose les bases de ce qui devra suivre, de sa direction artistique, ses décors, ses costumes, son ambiance musicale et sonore. Très beau thème d’ailleurs de John Williams. On pourrait même dire que la redécouverte du film fut loin d’être douloureuse, et fut étonnement bonne. Assez pour que je n’abandonne pas le marathon Harry Potter.

Les plus

Un univers féérique
Niveau adulte, un grand casting
Une alchimie entre les acteurs
La mise en place de tout un univers
Ça se suit bien malgré sa durée
De beaux thèmes musicaux

Les moins

Un rythme bancal
Une mise en scène très lisse
Quelques effets bien vieillots
Et oui, cela reste un film pour enfant

En bref : Ce premier opus, Harry Potter à l’école des Sorciers, est un film pour enfant certes, mais qui respecte son public. Il ne prend certes pas beaucoup de risques, et ça a en plus un peu vieillit, mais ça se suit bien grâce au travail d’une grande équipe devant et derrière la caméra.

A FEW WORDS IN ENGLISH
THE GOOD THE BAD
♥ A world full of magic
♥ A great cast for the adults
♥ There is a good alchimie between the actors
♥ Nice world building
♥ Despite the runtime, easy to watch
♥ Beautiful musical score
⊗ The pacing is weird at times
⊗ Chris Colombus never takes any risk
⊗ Some old effects
⊗ Yes it remains a film for kids
The first film, Harry Potter and the Philosophical Stone, is a movie for kids, but it respects its audience. It doesn’t take many risks, that’s true, and it’s a bit old (the CGI), but thanks to a great team behind and in front of the camera, it’s a nice watch even now.

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