HITMAN de Xavier Gens (2007)

HITMAN

Titre Original : Hitman
2007 – Etats Unis
Genre : Action
Durée : 1h32
Réalisation : Xavier Gens
Musique : Geoff Zanelli
Scénario : Skip Woods

Avec Timothy Olyphant, Dougray Scott, Robert Knepper, Olga Kurylenko, Ulrich Thomsen, Henry Ian Cusick, Michael Offei, James Faulkner, Eriq Ebouaney, Emil Abossolo-Mbo et Lisa Jacobs

Synopsis : Tueur insaisissable, l’agent 47 est un assassin d’élite aussi mystérieux que l’origine du code barre tatoué sur sa nuque. Précis, méticuleux, perfectionniste, il ne laisse rien au hasard et ne rate jamais sa cible. Traqué sans arrêt depuis trois ans par l’agent Michael Whittier d’Interpol, il est engagé pour éliminer le président de la fédération de Russie, Mikhail Belicoff, qu’il assassine d’un tir mortel. Pourtant, lors de son débriefing, il apprend que le président russe apparait bien en vie sur les médias.

Les adaptations de Hitman n’ont pas bonne réputation. Si bien que j’ai toujours refusé de les voir, alors que je n’ai pas spécialement d’atomes crochus avec la saga vidéoludique. Sur la première partie de la saga, j’avais fait l’opus Blood Money, et l’opus polémique car très dirigiste que fut Absolution. Mais ayant récemment fait la trilogie qui reboot la saga via le pack World of Assassination (soit trois jeux pour 15 euros, un bon deal vu le nombre d’heures et le côté bac à sable des jeux), la curiosité, sans doute malsaine, l’a emporté. Je me suis donc jeté (enfin, à reculons quand même) sur cette première adaptation de 2007 dont je savais finalement peu de choses, si ce n’est que le Français Xavier Gens était à la réalisation. Un réalisateur donc je ne suis d’ailleurs, de base, pas fan, ses films étant, à mes yeux, entre le moyen voire très moyen et le très sympa pour Cold Skin. Son côté très Lovecraftien pour ce dernier titre n’est sans doute pas étranger à mon appréciation du film. Mais revenons à Hitman, qui sort donc en 2007 (et le 26 Décembre 2007 en France, pour un joyeux noël) et qui s’est souvent fait défoncer par la critique. Un budget estimé aux alentours de 24 millions de dollars, ce qui pour un film d’action reste le bas de l’échelle, mais un box-office pourtant satisfaisant de 101 millions. Il y a donc retour sur investissement. Un projet en tout cas qui, malgré sa rentabilité, n’a donc pas eu de suite (mais un reboot en 2015), et qui a eu bien des soucis de production, puisqu’au départ, le projet est lancé dès 2003, et que Vin Diesel doit jouer le rôle-titre. Bon, il n’est pas très bon acteur, mais à l’époque, il est bankable et il est chauve. Mais il finit par quitter le projet, est remplacé par Timothy Olyphant, et le film se tourne en Mars 2007 pour une sortie plus tard dans l’année. Oui, un tournage si proche de la sortie, ça annonce clairement un film qui y va mollo sur les CGI, et c’est très bien. Et au lancement du film, j’étais presque confiant, puisque le casting est loin d’être dégueulasse, il y a du budget, la 20th Century Fox derrière. Puis le vérité éclate, le film est co-produit par Europacorp.

Et d’ailleurs, c’est sans doute dans un premier temps le principal défaut qu’on pourra lui faire. Le film ressemble à s’y méprendre à tout ce que Besson produit. Un tueur peu bavard mais très doué, une demoiselle à protéger qui va parfois jouer de ses charmes, une histoire compliquée pour pas grand-chose, oui, Hitman version 2007, si on ne prend que les grandes lignes, c’est clairement du Europacorp, on n’est pas loin du Transporteur. D’ailleurs, le film a eu pas mal de soucis en coulisses, des scènes furent tournées pas forcément longtemps avant la sortie, notamment quelques scènes d’action (un combat au sabre), et qui, apparemment, ne furent pas tournées par Xavier Gens, ce qui sera confirmé bien plus tard par l’acteur principal. L’ironie de tout ça, c’est que Gens tout comme Olga Kurylenko, la carte charme du titre, avouent que leur scène préférée est la scène de la gare… qui fut coupée pour être remplacée par ce combat au sabre. Niveau adaptation, que reste-il de Hitman ? Notre tueur, nommé 47 bien évidemment, ça aurait été bête sinon, il recevra toujours ses ordres d’une femme, Diana, il est toujours doué, à son code bar, et sinon, pour le reste, Hitman le film est plus proche du jeu Absolution (pourtant pas encore sorti) que des autres jeux, où l’on joue l’assassin silencieux qui analyse tout et tue méticuleusement ses cibles. Car ici, après un contrat qui s’avère être un piège, 47 cherche surtout à protéger Nika (Olga Kurylenko), à tuer la personne derrière tout ça, tout en étant traqué par un agent d’Interpol joué par Dougray Scott. Plus un film d’action basique donc que du Hitman pur jus. Est-ce que ça en fait un mauvais film pour autant ? Oui et non. Oui car on ne va pas se mentir, Hitman n’est, quoi qu’il arrive, pas un grand film, entre son scénario prétexte et cliché, écrit par Skip Woods, scénaristique de, attention, X-Men Origins Wolverine (soit le pire de la saga) et Die Hard 5 (aie), son visuel qui sent bon le milieu des années 2000 avec filtres et effets de montage et son casting pas mauvais mais pas parfait pour autant.

Timothy Olypant en agent 47 par exemple, il n’est pas mauvais, mais on a du mal à voir en lui l’agent 47. Olga Kurylenko, la carte charme du film, est un paradoxe, la jeune femme prenant comme souvent son rôle très au sérieux (et se dénudant pas mal, ce qui plaira aux fans), mais prouve encore une fois que son début de carrière fut compliqué, même si tout cela lui donna de la visibilité. Car entre Hitman, Max Payne l’année suivante toujours en adaptation de jeu vidéo (bien foirée), Quantum of Solace (le pire James Bond ère Daniel Craig, la faute à une mise en scène épileptique et foirée) ou Centurion en 2010, ce fut compliqué. Mais Hitman donc, ce n’est pas non plus la catastrophe annoncée. Quelques scènes s’en sortent bien, l’ensemble est court et donc rythmé, on a de temps à autres des meurtres très violents et visuels ou de la nudité qui viennent alors nous réveiller, et ce n’est pas, dans le fond, désagréable à suivre. Juste, assez classique et passe partout, sans grande ambition sans doute, et au script inutilement compliqué, qu’on essaye de nous faire passer en rajoutant quelques scènes d’action (encore une fois, le combat au sabre, pas là au départ, et rajouté, sans doute pour réveiller le spectateur, ou qu’il ne réfléchisse pas trop au scénario). Ces moments ne sont pas les plus crédibles ni palpitants au final du film, puisque ce sont ses moments qui rapprochent clairement Hitman d’un film imaginé par Besson (baston, une fille à protéger, une Audi, voilà voilà). Mais au moins, ça reste lisible, court, pas prise de tête, et en soit, si on le compare justement, pour revenir sur lui, à Max Payne, ce n’est pas si mal. Ou alors j’attendais tellement le pire que le tout est plutôt bien passé.

Les plus

En soit, Timothy Olyphant n’est pas mauvais
Le charme d’Olga Kurylenko
Court et pas trop mal rythmé
Quelques petits écarts sanglants qui font plaisir

Les moins

Très éloigné de ce qu’on attend d’Hitman
Une formule d’action Europacorp
Un scénario cliché et compliqué pour rien
Tous les éléments à la mode visuellement

En bref : Alors Hitman version 2007, ce n’est pas très bon, mais ce n’est pas non plus la catastrophe, si on le prend pour un petit métrage d’action sans prétention d’une heure et demi.

A FEW WORDS IN ENGLISH
THE GOOD THE BAD
♥ Timothy Olyphant is not that bad
♥ The charm of Olga Kurylenko
♥ Short and with a good pacing
♥ Some bloody elements are nice
⊗ Far from what you can expect from Hitman
⊗ Just the Europacorp formula
⊗ A script full of cliché, complex for nothing
⊗ All the visuals elements you can expect from a movie from the 2000
Hitman, the 20007 version, is not that good, but far from being that bad either, if you take it for a simple action movie for 90 minutes of fun.

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