Titre Original : Dead Ant
2017 – Etats Unis
Genre : Comédie horrifique
Durée : 1h27
Réalisation : Ron Carlson
Musique : Edwin Wendler
Scénario : Ron Carlson
Avec Tom Arnold, Rhys Coiro, Jake Busey, Leisha Hailey, Cameron Richardson, Sydney Sweeney, Danny Woodburn, Michael Horse, Sean Astin et Cortney Palm
Synopsis : Le groupe de glam-metal Sonic Grave est l’auteur d’un seul succès. Alors que ses membres embarquent pour Coachella dans l’espoir de réaliser un come-back, ils sont confrontés à une menace d’un autre monde.
Découvrir des œuvres de « jeunesse » de certaines personnalités, ça n’a pas toujours du bon. Enfin si, ça permet de bien noter l’évolution, dans les choix de carrière, dans le jeu. Dead Ant, comédie horrifique de 2017, ce n’est ni un nanar, puisqu’il est volontairement drôle et léger, ni un navet, ni une comédie nanarde donc. C’est juste un petit film, sans doute fait par Ron Carlson, qui écrit et réalise, avec de bonnes intentions, ce qui lui a sans doute permit d’attirer un bien beau casting avec lui, mais c’est surtout un petit film qui malheureusement déçoit. Ça se veut drôle, parfois ça l’est, mais parfois ça se traine surtout en longueurs. Ça mélange un groupe has-been un brin drogué dans un coin paumé avec des fourmis géantes, mais ça utilise uniquement des CGI pour ses créatures, et du CGI clairement raté à tous les niveaux. Si bien qu’à la fois son côté comique et son côté horreur finissent par décevoir. Donnons lui au moins ça, avec sa courte durée et son ton léger, la vision n’est pas non plus une torture, mais on en viendrait presque à se demander ce qu’un tel concept aurait pu donner entre les mains d’un pur réalisateur bis qui aime le cinéma à l’ancienne avec du latex, et qui ose aller loin dans l’humour, comme un Brian Yuzna de la bonne époque par exemple. Et pourtant, et ce malgré ces CGI qui piquent les yeux à chaque instant, la scène d’ouverture vient nous promettre du très bon, avec Cortney Palm qui se dénude comme à son habitude (et l’idée ne vient pas du scénariste et réalisateur, mais de l’actrice), poursuivie par une fourmis géante, et donc, quitte à mourir, autant finir sa vie à l’aise sans morceaux de tissus. Oui, Cortney Palm nous rappelle bel et bien que ce soit dans Sushi Girl, Silent Night ou Zombeavers, elle tombe le t-shirt, et parfois le short, et l’ensemble en fait. Bande son rock, humour débile, nudité gratuite, CGI dégueulasse et casting qui fait plaisir, tout est là pour faire plaisir en quelques instants.
Le concept ? Dead Ant nous présente un groupe has-been qui se rend à un festival avec leur agent, et en chemin, comme ils ne respectent pas la nature après avoir pris un peu trop de drogue, les fourmis reviennent, grossissent, et veulent buter tout le monde. Qu’importe si ce bon vieux Michael Horse (Twin Peaks) les avait prévenus, c’est trop tard. Et donc oui, forcément, pour jouer l’indien, Michael Horse, en première victime toute nue, Cortney Palm, mais le reste est encore plus réjouissant, avec Tom Arnold (True Lies) en agent, Rhys Coiro (vu récemment dans le mauvais Trust aux côtés de Sophie Turner), Jake Busey (Starship Troopers, Fantômes Contre Fantômes), Leisha Hailey (la série L Word) sont les membres du groupe, et le reste de la troupe se complète avec Sydney Sweeney (Christy, La Femme de Ménage), Danny Woodburn (la série The Witcher) et Sean Astin (Le Seigneur des Anneaux, Les Goonies). Avouez que ça fait du bon monde pour une minuscule comédie horrifique. Surtout quand tout ce bon monde en fait des caisses, ne se prend pas beaucoup au sérieux donc, et semble s’éclater, en particulier Jake Busey et sa magnifique perruque, Sean Astin qui ira jusqu’à citer Le Seigneur des Anneaux, sans oublier les femmes, dont les bikini sont très souvent en valeur à l’écran. Bref, du pur B movie, avec ce que cela implique de nudité gratuite, d’animaux géants, de blagues potaches, de prises de drogues, de clichés dans la construction du récit et des personnages, avec la longue présentation, la première victime, la tentative de survie en environnement clos avant un final qui se veut plus explosif. Dans le fond, ne serait-ce pas juste un gigantesque hommage à ses productions des années 50 et 60 ? C’est fort probable. Et avouons-le, certains gags font mouche, voir un tel casting fait plaisir, et évidemment, il y a la scène d’ouverture comme déjà mainte fois précisé, sans doute le meilleur moment. Malheureusement, sur la durée, le film est loin de tenir toutes ses promesses.
Très loin même. Déjà, avec seulement 1h27 au compteur, soit une durée totalement normale pour ce genre de petites séries B, Dead Ant se traine un peu en longueur, voulant jouer plus sur la comédie que l’horreur. Ce n’est pas un problème en soit, sauf que ça tourne assez rapidement en rond et que ça a beaucoup de mal à se renouveler. Quelques gags ci et là font mouche, mais dans l’ensemble, au mieux, le spectateur sourira, mais pas plus. Comme si le film avait joué ses meilleures cartes à la fois avec son introduction, puis avec la présentation de ses personnages principaux. Niveau horreur, là aussi au final, difficile d’y trouver son compte, surtout avec son côté intégralement en CGI, ramenant alors plus aux productions fauchées et opportunistes de chez Asylum et compagnie, plutôt qu’au cinéma des années 50 auquel le film aimerait sans doute pourtant rendre hommage. C’est encore plus dommage quand, pour comparer, on se rappellera que Zombeavers, au concept tout aussi débile, et justement mettant déjà Cortney Palm en avant, assumait le côté factice et limité de ses castors en peluche zombies. Ça donnait un côté kitch et old school, là où Dead Ant lui a recours au numérique, à la fois pour ses créatures, moches, mais aussi pour ses giclées de sang, tout aussi moches. Alors oui, sans doute que Dead Ant n’a pas eu un gros budget, ni un temps de tournage énorme, et que le casting, bien qu’heureux d’être là, a sans doute bouffé déjà une partie du budget, mais du coup, c’est dommage. Car nous avons là une série B qui semble honnête, pas désagréable encore une fois, mais qui ne tient pas ses promesses. On ne parlera pas de déception malgré tout vu le peu d’attentes, mais le sentiment final n’est pas si éloigné que ça.

Les plus
Pas désagréable
La très drôle scène d’ouverture
Un casting qu’on aime et qui s’amuse
Les moins
Les effets spéciaux sont hideux
Pas si drôle que ça sur la durée
Le côté horreur pas si poussé lui aussi
En bref : Dead Ant, c’était une promesse de fun, ça veut sans doute rendre hommage aux films de monstres des années 50, mais malheureusement, entre son tout CGI raté et son humour qui ne tient pas sur la durée, c’est une déception.
| A FEW WORDS IN ENGLISH | |
| THE GOOD | THE BAD |
| ♥ It’s not a torture to watch ♥ The opening scene is so fun ♥ A likeable cast and they are having fun |
⊗ The special effects are so horrible ⊗ Not so funny for a feature ⊗ The horror part is not great either |
| Dead Ant promised us fun, wanted to be a tribute to old monster movies from the 50s, but unfortunately, with monsters only in CGI and jokes not often funny, it’s only disappointing. | |





















Salut Rick ! Je ne connaissais pas ce Dead Ant, mais ta chronique particulièrement représentative donne un aperçu très clair du résultat. C’est vrai qu’un tel casting « Série B » — avec le plaisir de croiser Jake Busey, Sean Astin ou Tom Arnold — et une scène d’ouverture aussi fidèle aux habitudes de Cortney Palm laissaient espérer une comédie horrifique décomplexée et généreuse ! C’est franchement dommage que le métrage s’égare dans des baisses de rythme et préfère abuser de CGI bas de gamme plutôt que d’assumer un vrai délire bisseux à l’ancienne et des effets pratiques façon Brian Yuzna. Ton parallèle avec Zombeavers et ses castors en peluche est d’ailleurs particulièrement pertinent pour illustrer ce qui manque à cette histoire de fourmis géantes. Merci pour ce retour très franc qui évite de perdre 1h27, et à très vite sur ton blog !
Salut Olivier,
Pour une fois, je te fais enfin découvrir quelque chose ^^ Même si ce n’est vraiment pas terrible. Le casting attire, clairement, c’est d’ailleurs la raison pour laquelle j’ai foncé et que j’y croyais (pour ma défense, j’ignorais la présence de Cortney Palm, mais oui, j’ai foncé pour Sydney Sweeney). Après certains seront plus cléments que moi (d’autres beaucoup moins), mais le tout CGI quand tu veux rendre hommage aux vieux bis des années 50/60/70, c’est clairement un coup bas. Je préfère largement me refaire SOUDAIN LES MONSTRES (1976), tout aussi bis et fauché, mais généreux, bancal, à l’ancienne. Ou oui, ZOMBEAVERS pour rester dans la comédie bis et bien potache, bien au chaud dans ma collection de blu-ray.